1 septembre 2006

L'impact d'un blogue sur les relations publiques (et surtout les relations de presse)

Porter Novelli, une agence de relations publiques, a récemment publié une étude portant sur des entreprises participant dans la blogosphère. L'étude complète est ici (en PDF, 1,2 M).

La principale conclusion (à mon avis), c'est qu'une très forte majorité des entreprises sondées (76%) affirme avoir constaté une hausse de leur couverture de presse ou du traffic sur leur site Internet suite au lancement de leur blogue.

29 août 2006

I'm bacccckkkk...

Et je serai au Yulbiz de ce soir. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, je laisse la parole à Michel Leblanc (un des instigateurs avec Philippe Martin): "Ce groupe de rencontres de blogueurs intéressés par les affaires, est informel, bénévole et volontaire et est inspiré de l’excellent Yulblog qui existe déjà depuis plusieurs années."

Ça se passe tous les derniers mardi du mois, de 17h30 à 19h30 (ou plus) au café Mélies de l’Excentris au 3540, boul. Saint-Laurent à Montréal.

28 août 2006

Un nouveau départ

Il y a quelque temps que je n'ai pas mis à jour mon blogue. J'ai quitté mon poste de conseiller politique au cabinet de la mairesse de l'arrondissement Plateau-Mont-Royal, Helen Fotopulos, vendredi et j'ai débuté un nouvel emploi comme conseiller principal chez Octane stratégie aujourd'hui.

Je vais recommencer à mettre mon blogue à jour dans les prochains jours. Ne désespérez pas!

25 avril 2006

Cité dans La Presse

J'ai été interviewé pour un article dans La Presse au sujet de l'utilisation des blogues pour le marketing de soi.
Marc Snyder, un consultant en communications (http://emm-ess.blogspot.com), a lancé son blogue professionnel il y a deux ans. Entre 100 et 200 personnes le visitent chaque jour.

Depuis, deux mandats lui ont été confiés directement à cause de cette activité. Un de ses lecteurs, après avoir lu ses réflexions sur un cas de gestion de crise, l'a embauché pour affronter une situation difficile dans son entreprise.

Il a déniché un autre contrat pour une firme internationale présente à Montréal, sous la recommandation d'un employé new-yorkais de cette entreprise qui fréquentait régulièrement son site.

Selon Marc Snyder, son blogue joue entre autres le rôle d'un appel d'offres disponible en permanence pour ses clients.

«Un blogue est aussi un outil de développement personnel important puisqu'il faut se documenter et approfondir ses réflexions», ajoute-t-il.
Merci à Guillaume Brunet pour avoir mentionné l'article (il est aussi cité dedans). Michel Leblanc, Éric Baillargeon, et Michel Dumais y sont aussi mentionnés.

Avertising R.I.P.



Merci à Adholes.

23 avril 2006

L'impact de YouTube

YouTube est un site qui permet à ses utilisateurs de partager des vidéos de tous genres. Une sorte de Flickr pour vidéos.

Video-Sharing Website Has Growing Audience:
As April began, Hurley said people were posting about 35,000 new videos daily at YouTube.com, luring even more viewers to an audience that's already watching more than 35 million videos per day, most lasting 30 seconds to 2 1/2 minutes.

Just four months ago, YouTube's visitors were posting about 8,000 videos a day while viewers were seeing 3 million videos daily.

L'état de la blogosphère, avril 2006

J'ai pris l'habitude de faire un lien vers les statistiques mises en ligne par Dave Sifry, le fondateur de Technorati.



En résumé:
  • Technorati répertorie 35,3 millions de blogues
  • La blogosphère double en six mois (c'est un léger ralentissement, c'était aux cinq mois auparavant)
  • is doubling in size every 6 months
  • La blogosphère est plus de 30 fois plus importante qu'il y a trois ans
  • Un blogue est créé à chaque seconde, en moyenne
  • 19,4 millions de blogues sont encore actifs trois mois après leur lancement
  • Technorati fait le suivi de 1,2 millions de nouveaux billets chaque jours, environ 50000 par heure

Les péripéties de Quebecor et les nouveaux médias (II)

Dans un texte sur des nominations à sa direction de l'information, le Journal de Montréal de samedi nous donne de nouveaux indices quant à où s'en va Quebecor avec les nouveaux médias:

(...) Martin Chevalier devient Directeur technique. Dans un monde où les informations sont disponibles sur toutes sortes de nouveaux médias électroniques et gratuits, M. Chevalier s'occupera de prolonger sur ceux-ci le contenu du Journal de Montréal.

13 avril 2006

I Have An Idea

Le 4 mai prochain, les jeunes créatifs montréalais sont invités à participer à la 4ème édition de La soirée des portfolios (site en anglais seulement).

Essentiellement, on paie 35$ pour faire évaluer son portfolio par trois des créatifs établis qui participent (il y en a plus de 25) et recevoir leurs commentaires.

C'est un événement qui se passe dans neuf villes nord-américaines simultanément. Des événements identiques se produiront à Toronto, Montreal, Vancouver, Halifax, Calgary, New York, San Francisco, Chicago et Boston.
« Nous sommes très fiers de voir jusqu’où l’événement est parvenu. Avec la participation de quelques agences principales des États-Unis qui se sont joints à nous cette année est une indication claire de la façon donc l’industrie publicitaire se rend compte de l’importance d’un effort uni de consolider et remplir d’énergie cette industrie et de lui assurer la possibilité de croître. Le mandat de ihaveanidea doit toujours d’être à une échelle globale et que la soirée des portfolios en n’est d’aucune exception. Cette initiative a commencé au Canada et maintenant cela sera d’en faire un événement mondial dès l’année prochaine », explique Ignacio Oreamuno, président et fondateur de ihaveanidea.
À Montréal, l’événement se tient au Café Segafredo Zanetti, situé au 966, Ste-Catherine Ouest à partir de 18h.

Les journalistes peuvent consulter le communiqué de presse complet (en anglais seulement) ou contacter Stephan Branson par courriel.

11 avril 2006

Les péripéties de Quebecor et les nouveaux médias

Après le billet de Dumais, ceux de Arpin et Lagacé:

Le bonheur est dans la WEB-Télé: "Où je veux en venir avec ça? À la démocratisation de l’information, à l’accessibilité du médium pour la masse. Pas pour rien que les réseaux de TV capotent. N’importe qui peut faire de la télé. Et de la bonne télé en plus. "

Les aventures numériques de Quebecor, bis: "Mon grain de sel : c'est une époque épeurante pour les médias et les journalistes. Mais c'est aussi une époque excitante en tabarslak. "

10 avril 2006

Build it and they will come...

Deux articles sur le fait que plus que c'est facile pour le consommateur de réagir (en clair, d'acheter), plus il le fait. Les deux viennent de Advertising Age:

What P&G Learned From the Veg-O-Matic and Ginsu-Knife:
Long considered a second-tier and somewhat tacky sub genre, direct-response (TV) advertising is gaining new respectability among major marketers.
(...) more marketers will start to appreciate the merits of knowing whether or not an ad was on the mark. It's a view shared by the world's largest advertiser, Procter & Gamble Co.
Already, direct-response TV -- made up largely of remnant inventory -- has soared in the past two years, and more rate inflation is anticipated for next year. So far, however, the tumult in DRTV is happening largely outside the view of the mainstream advertising industry; TNS Media Intelligence pegs direct-response advertising as a $3 billion segment that grew 16.4% last year.(...)
After about four years of growing experimentation with DRTV, P&G, the biggest conventional advertiser in the U.S., signaled a much deeper commitment last month when it named its first DRTV media-buying agency of record, Quigley-Simpson Brand Response, Los Angeles.
P&G broadens involvement
P&G quietly broadened its use of DRTV in recent years, from small efforts for low-priority brands such as Dryel to more than a dozen including Cover Girl, Iams and Old Spice.
Last year, P&G's top-spending brand in conventional advertising channels, Olay, made direct-response a major part of its media mix(...)
In all, P&G buying in the DRTV space may now be approaching nine figures, according to people familiar with the industry, though P&G and Quigley-Simpson declined to comment on the spending level.(...)
Et le deuxième:

Study: Online Video Viewers Are Engaged by Ads:
(...) The numbers of those who interact with video ads is high, said a study by the Online Publishers Association and Frank N. Magid Associates. Some 40% of video viewers have clicked on an accompanying link or visited a Web site mentioned in the video.
Among actions taken, 50% of heavy viewers visited a Web site mentioned in the video, compared with just 40% of total viewers. Up to 45% of heavy users looked for more information on an advertised product by querying a search engine; only 33% of total viewers did so.(...)
Bonne lecture.

8 avril 2006

L'utilisation d'Internet est en hausse; l'utilisation de la télé est en baisse

J'essayais d'expliquer à une copine qui travaille pour une boîte de placement média qu'ils étaient dans le champ en ne se préoccupant pas assez d'Internet. Voici deux nouvelles pour qu'elle comprenne mieux.

Dans Brand Republic: Internet use outstrips TV viewing for the first time:
Surfing the internet has overtaken watching television as the UK's favourite activity, with two thirds of users found to have increased their time online over the past year, according to new research.

The average internet user now spends an average of 41 days online each year, the equivalent of 164 minutes a day, compared with 37 days each year or 148 minutes each day spent watching TV, research conducted by TNS and commissioned by Google has shown.
Dans Le Journal de Montréal, repris dans l'AMPQ Quotidien: Les jeunes délaissent le petit écran:
Pour la première fois, un sondage réalisé à la fin 2005 démontre que les jeunes Québécois passent autant d'heures devant Internet que la télévision.

Selon un sondage réalisé en décembre 2005 par Léger marketing pour le compte de Vidéotron, les Québécois âgés de 18 à 34 ans qui ont accès à Internet à la maison y passent en moyenne 13,1 heures par semaine, comparativement à 13,3 heures devant la télévision.

Il s'agit du premier sondage à confirmer, au Québec, une tendance observée à l'échelle mondiale.
Pis Nat, est-ce que tu comprends mieux maintenant?

29 mars 2006

Encore une preuve des changements technologiques

Le nombre de lignes téléphoniques résidentielles traditionnelles continue de diminuer

Le nombre de lignes téléphoniques résidentielles est en baisse. Pas un ralentissement de la croissance, une baisse. Une baisse de 3% entre le troisième trimestre de 2004 et celui de 2005.

D'un autre côté, le nombre total d'abonnés au sans fil a dépassé les 16 millions, une hausse de 12,4% par rapport au troisième trimestre de 2004.

La blind date à Dominic Arpin

Félicitations à Dominic Arpin, celui qui fait les chroniques de l'Explorateur Urbain à TVA. Il est un des huit participants au blogue collectif de Canoë. Son blogue est ici et ses notes biographiques sont ici.

Voici ce qu'il dit de lui-même dans son billet inaugural:
Je suis au journalisme ce que Youppi est aux Canadiens de Montréal. Un amuseur public qui divertit la foule pendant que les grands garçons se font écraser la face dans la bande.
Il a aussi une attitude différente de son collègue Quebecor-ien (Franco Nuovo) en ce qui a trait aux blogues. Suite à sa participation hier à une rencontre de blogueurs montréalais hier, il écrit:
L’univers des blogues me fascine. Sa richesse, sa profondeur, son incroyable diversité, me donnent chaque jour le vertige. C’est immanquable, à chaque fois que je me connecte sur la blogosphère, j’ai l’impression de mettre les pieds dans une fourmilière bondée, composée de millions de réseaux qui partent dans tous les sens et dotée d’une organisation sociale propre à elle. Ce soir, j’ai fait un pas de plus pour tenter de comprendre ce phénomène, cette révolution qui est en train de chambranler les médias de masse comme TVA.

Pour la première fois, une vingtaine de blogueurs québécois spécialisés dans les affaires se rencontraient au Café Mélies, boulevard St-Laurent, à Montréal. J’y suis allé, comme on va à un blind date, ne sachant pas trop à quoi m’attendre et surtout à qui j’aurais affaire. Après tout, je n’écris dans ce carnet que depuis quelques jours, ce qui fait que je suis loin de sentir que je fais partie de la gang. Et bien, je n’ai rencontré que des gens ouverts, soucieux d’aider le p’tit nouveau à faire ses premiers pas. Ça change des réunions de journalistes qui ont plutôt tendance à se poignarder dans le dos…

J'ai l'impression que je vais aimer.

Ajout:
P.-S. Est-ce que c'est juste moi qui trouve ça digne d'intérêt de noter que les huit blogueurs de du blogue collectif de Canoë sont tous des hommes?

27 mars 2006

Desmoblog

Dans une récente conférence, je donnais des exemples de blogues tenus par des PDGs que j'aime bien (les blogues, pas les PDGs). En voici un nouveau: Desmoblog.

Écrit par Federico Minoli, le PDG de l'entreprise italienne Ducati, qui fabrique des motos haut de gamme, Desmoblog est introduit ainsi:
Welcome to the Desmoblog! This new space online gives me a new way to communicate with colleagues, fans and bikers about my life, my experience with Ducati, the company, the motorcycles and of course Ducati Corse.
Sachez que le blogue est écrit en italien et en anglais.

26 mars 2006

Citation de Rupert Murdoch sur le pouvoir (en déclin) des médias traditionnels

Voici le texte complet d'un discours de Rupert Murdoch, PDG de News Corporation (propriétaire de 175 journaux, des dizaines de magazines, des compagnies de télévision par satellite, des stations de télévision dont FOX, des studios hollywoodiens, des maisons d'édition et--peut-être surtout--des sites web dont MySpace).

De toute évidence, il a l'intelligence de poser des constats troublants:
"Power is moving away from the old elite in our industry - the editors, the chief executives and, let’s face it, the proprietors.

A new generation of media consumers has risen demanding content delivered when they want it, how they want it, and very much as they want it.

This new media audience - and we are talking here of tens of millions of young people around the world - is ALREADY using technology, especially the web, to inform, entertain and above all to educate themselves."
La Presse a publié cette citation en français plus tôt cette semaine. Je trouvais important de la reprendre dans le texte d'origine.

L'an dernier, il avait aussi dit à un auditoire de rédacteurs en chef:

We need to realize that the next generation of people accessing news and information, whether from newspapers or any other source, have a different set of expectations about the kind of news they will get, including when and how they will get it, where they will get it from, and who they will get it from.

What is happening is, in short, a revolution in the way young people are accessing news.

They don’t want to rely on the morning paper for their up-to-date information. They don’t want to rely on a god-like figure from above to tell them what’s important. And to carry the religion analogy a bit further, they certainly don’t want news presented as gospel. Instead, they want their news on demand, when it works for them.

They want control over their media, instead of being controlled by it.

15 mars 2006

Edelman and blogging

In this post, Mitch comments on an article in the New York Observer quoting Richard Edelman.

Partial quote:
‘It used to be I would schmooze you and I was your flack,’ Edelman said. ‘Today, if we want to get a message into the public's conversation, we just make a post on a blog.’
Mitch concludes with a comment and question:
I’m not sure if Edelman truly believes this or if he’s just listening to the whispers in his ear from [Micropersuasion’s Steve] Rubel (who is now employed at Edelman).

In the end, let’s just hope that the PR world takes these words seriously, because their client’s customers definitely are.

I'm certain Edelman truly believes this. Here's the transcript of Edelman on CNN's Reliable Sources on Sunday.

In addition, his pro-blogging comments predate Steve's hiring by quite a while. In fact, Edelman's passion for blogging is probably something that contributed to Steve's accepting the job.

12 mars 2006

La responsabilité sociale des entreprises en Angleterre

Vous vous souvenez que récemment j'ai écrit que "la suite logique de la réglementation portant sur la gouvernance d'entreprise, c'est une réglementation portant sur l'impact social. Attendons-nous à ce que l'Autorité des marchés financiers et/ou les bourses s'en mêlent"?

Le Business Telegraph de Londres rapportait récemment que le gouvernement anglais propose que les responsabilités des administrateurs d'entreprises soient étendues. Ceux-ci n'auraient plus que les intérêts des actionnaires comme responsabilité mais aussi, selon la section 156 du Company Law Reform Bill:
An administrator must (so far as reasonably practicable) have regard to the likely consequences of any decision in the long term, the interests of the company's employees, the need to foster the company's business relationships with suppliers, customers and others, the impact of the company's operations on the community and the environment.
À quand une mesure similaire en Amérique du Nord?

Hat tip: Paul A. Holmes

del.icio.us:
technorati:

Let's Get Together in Toronto

Entrepreneur Michael Mcderment, National Post journalist Mark Evans, lawyer Rob Hyndman, Globe & Mail journalist Mathew Ingram and Expedia founder Stuart Macdonald are planning "an event where people can get a better understanding of the impact the blogosphere is having on the media, P.R./marketing, business/finance and politics/society."

I'm in!

3 mars 2006

Franco Nuovo démontre qu'il n'a rien compris

En concluant sa chronique de ce matin par Pourquoi pas juste "courrieler"?, le chroniqueur du Journal de Montréal, Franco Nuovo nous prouve qu'il n'a rien compris de ce que Sylvain Carle lui a écrit.

Reprenons. Franco se demande, il y a quelques jours, les blogues quossa donne?. Il semblerait qu'un de ses patrons lui ait proposé de suivre l'exemple de son collègue Pat Lagacé.

Sylvain lui réponds.

Alors, pour répondre à la nouvelle question de Franco, Pourquoi pas juste "courrieler"?:
  1. Parce que le courriel se fait en privé; le blogue, c'est en public.
  2. Parce que le courriel est susceptible d'être pris dans filtre à spam.
  3. Parce que le courriel est (pour moi) une intrusion: il me rejoint (peut-être) à un moment où je ne veux pas être rejoint. Le blogue, que je le visite ou que je sois abonné à son fil RSS, je le consomme à ma convenance.
  4. Parce que le contenu des blogues peut être trouvé via Google, pas le contenu de courriel.
Est-ce suffisant Franco?

Par ailleurs, faudrait que tu saches qu'il y a aussi des gens qui tiennent des blogues qui ne sont du type journal intime.
On en dit, des choses à propos des blogues. Le premier lieu commun, c'est qu'il s'agit d'un journal intime.
En fait, si tant est que c'est un lieu commun, c'en est un qui est véhiculé par les médias traditionnels.

Je n'écris rien d'intime ici. Je ne parle même pas de mes clients. Je pense, le plus humblement possible, que je contribue à faire en sorte que les gens de communications, ici et ailleurs, voient que cette plate-forme peut être une flèche de plus dans notre carquois. Tout simplement.

Mise à jour: la deuxième chronique est ici.

17 février 2006

Est-ce que votre entreprise est prête pour le CSR?

Je profite de la publication de l’article Les communautés religieuses visent Alcan dans La Presse de ce matin pour revenir sur la question de la responsabilité sociale des entreprises (le CSR, en anglais) dont j’ai déjà parlé ici et ici.

D’abord, quelques citations de l’article :
Les communautés religieuses du Québec [du Regroupement pour la responsabilité sociale et l'éthique (RRSE)], pionnières de l'investissement éthique, poursuivent leur travail d'évangélisation... des actionnaires.
Elles lanceront plusieurs propositions au cours de la prochaine saison des assemblées annuelles, qui culminera en mars et avril. Elles viseront plus particulièrement Barrick Gold, Alcan, Bombardier, Nortel et Power Corp. (…)
Les communautés religieuses ne seront pas les seules à lancer des propositions d'actionnaires. Des groupes syndicaux, comme Bâtirente, des représentants d'actionnaires, comme le Médac (Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires) seront aussi très actifs.(…)
À l'ordre du jour des entreprises canadiennes, on trouve déjà plus d'une quarantaine de propositions d'actionnaires minoritaires, portant sur des enjeux sociaux, environnementaux et de saine gestion d'entreprise, calcule le Groupe investissement responsable (GIR).(…)
«Nous voulons favoriser la transparence et éviter la corruption», dit Laetitia Tankwe, spécialiste de l'investissement éthique pour Bâtirente et pour le fonds de pension de la CSN. (…)
Même si les propositions d'actionnaires obtiennent rarement la majorité, elles ajoutent de la pression sur les sociétés.(…)
Comme on peut le voir, les tentatives par des groupes d’intérêt d’influencer les entreprises vont devenir de plus en plus fréquentes. Un récent sondage du Center for Corporate Responsibility à l'Université de Boston nous dit que 98% des grandes entreprises croient que la responsabilité sociale des entreprises est un sujet important pour elles.

Est-ce que votre entreprise est prête?

Je suis convaincu que la très grande majorité des entreprises opérant au Québec se préoccupent peu de leur responsabilité sociale. Je réalise très bien que cette réflexion et les actions qui devraient logiquement en découler représentent un coût mais je soumets que les changements à opérer, d'une part, peuvent très bien s'intégrer aux activités normales de l'entreprises et, d'autre part, ont aussi des conséquences très positives, mesurables et payantes. J'en parle d'ailleurs dans le deuxième lien ci-haut (que je peux répéter ici).

J’ai quelques prédictions à faire sur le sujet.

  1. Les entreprises vont de plus en plus s'engager dans des projets de responsabilité sociale. Elles ne le feront pour des raisons altruistes mais parce que la pression populaire, les investisseurs institutionnels et (de plus en plus) les autorités réglementaires les forceront à le faire. (Morale: engagez-vous avant d'y être forcés.)
  2. Les conseils d'administration ont actuellement des comités de rémunération (et autres). De plus en plus, ils auront aussi un comité de responsabilité sociale ou comité des affaires éthiques.
  3. Les programmes de MBA vont continuer à donner de plus en plus d'importance au CSR. Quatre universités québécoises s'y sont déjà mises. Kellie McElhaney, la directrice exécutive du Center for Responsible Business à la Haas School of Business à l'Université de Californie — Berkeley nous apprends: “According to the latest data I’ve seen, 25 percent of our incoming students say they selected Haas based on its strength in CSR.”
  4. La suite logique de la réglementation portant sur la gouvernance d'entreprise, c'est une réglementation portant sur l'impact social. Attendons-nous à ce que l'Autorité des marchés financiers et/ou les bourses s'en mêlent.
  5. D'ici cinq ans, toutes les entreprises de placement de risque présenteront un rapport des impacts sociaux des entreprises dans lesquelles elles investissent. Les investisseurs voudront bien connaître leur rendement mais aussi les impacts environnementaux et sociaux de ceux-ci.
  6. La responsabilité sociale des entreprises fera l'objet de discussions au niveau international: je ne serais pas surpris de voir une sorte de protocole de Kyoto des impacts sociaux.

16 février 2006

Je parle...

Le 14 mars prochain, je prononce une conférence dans le cadre de LA PUBLICITÉ AU QUÉBEC organisé par Insight Information (les 13 et 14 mars à l'Intercontinental).

Je suis supposé traiter de:
  • Comment rejoindre un consommateur qui nous fuit ?
  • Positionnement du Québec dans le marché national et international
  • Nouveaux défis réglementaires et économiques avec les impacts de la mondialisation
  • Aspects financiers : coûts et retombées économiques
  • Ce qui fait échouer une publicité : manque de goût, de transparence, d'éthique
  • Quelles sont les perspectives d'avenir pour l’industrie ?
On peut s'inscrire par téléphone (1-888-777-1707), par courriel et sur le site web.

10 000 000 de photos sur flickr



Voici la 10 000 000ème photo sur flickr.
Two beauties
Originally uploaded by mzan71.

14 février 2006

Robert Scoble propose une expérience

Robert Scoble propose un jeu. Quiconque a un blogue ajoute le mot "brrreeeport". Essentiellement, c'est pour voir combien de temps ça va prendre à Google, Yahoo et MSN pour commencer à l'indexer.

En attendant, Technorati l'indexe déjà.

By the way Robert, the "dustup" which I've written about here and here isn't "about the fact that the Z list is being kept out of the kingdom by the A list bloggers." It's about the fact that some people don't recognize that there are gates (and gatekeepers) on the Net and in the blogosphere. Are you arguing with that?

technorati:
del.icio.us:

13 février 2006

More on the gateskeepers debate

Doc Searls references Dave Winer's question : What exactly do they want us to do? (emphasis mine)

How about just realizing that gatekeepers exist? In fact, by using "us" in the question, that's as close as he gets to recognizing that gatekeepers exist. I'm not saying it's good or it's bad. And I haven't anyone else saying so. Just recognize it.

Dave Winer adds: Yet they whine about me being a gatekeeper. I just think they like to whine.

Sorry? Someone's whining? Who? Who's saying that gatekeepers are, by definition, bad?

12 février 2006

Are there gatekeepers on the Internet? Of course!

Doc Searls, one of the authors of The Cluetrain Manifesto, answers Tristan Louis's post The New Gateskeepers (extract: "For all that is being said about the democratizing effect of the blogosphere, the truth is that systems of hierarchies that have existed for thousands of years still exist in the online world.") by saying that "the Internet blew away the porches of membership."

That's not true. Yes Doc, it is easier make your ideas know in this democratized environment that is the Internet. That said, it is not an even playing field.

Compare it to a race. When you want your opinion to be known, it's a 100 meter dash. When I (or anyone else) want to have my opinion known, it's a marathon.

Saying the opposite is delusional. (Not necessarily cruel, like Seth Finkelstein said.)

8 février 2006

The comment sphere

Jeff Jarvis on the the value of comments (speaking about coComments)
"Knowledge and invention are additive but to add up to anything, you have to find the links. The internet is not a medium of content. It is a medium of connections."

Help Phil with his presentation

Phil Gomes is working on a speech that he's giving to the New Communications Forum put on by the Society For New Communications Research.

Among the questions he's asking:

Most PR blogs are professionally focused. Far fewer, have a personal concentration, while some combine the two. Where are the boundaries?

My answer: They're whatever the blogger sets them out to be :-)

That said, what I'm finding out is that a lot of PR people blog on other subjects. I spent a little time researching blogs published by communicators here in Quebec (I extended it to graphic artists, advertising professionals, etc.). What I found is that a bunch of them blog on non-work related subjects.

In that list, you'll see AD HOC, blork blog, Brun Birdy, c'est Martin, Je suis Alex Lauzon, MartWorld, Shakylegs and 3:secondes (not totally safe for work) are all good examples. None of these focus on their work (although they're might be a work-related post once in a long while).

Vu d'ici - Seen from here: So you wanna be a rockstar? is closer to Phil's mix where there is almost as many work- and non-work-related stuff.

Now, what do we learn from that? I'm not sure. Although I was surprised that there would be that many non-work-related blogs (done by communicators), I'm ready to bet that my Quebec situation is mirrored elsewhere.

Anyone else have thoughts on that?

7 février 2006

André Arthur est dans le New York Times

Canada's Parliament Gains Ex-Shock Jock With an Ax to Grind

Citation:
"I think any member of Parliament should have a real job," Mr. Arthur told the CBC. "Maybe if they all had a real job, they would sound less like Martians."

Happy birthday to this!

I did it again. I forgot my blog's birthday. Two years (and 3 days) have passed since my inaugural post.

Quick comments:

technorati: ,
del.icio.us: ,

6 février 2006

La responsabilité sociale des entreprise (CSR) est un argument de vente

La responsabilité sociale des entreprise (ou le CSR, en anglais), selon l'Office de la langue française, c'est le "fait d'accepter, pour une entreprise, par conscience sociale ou nécessité morale, de supporter les conséquences que ses activités entraînent pour la collectivité, ou encore de s'engager dans la recherche de solutions aux problèmes sociaux de l'heure".

C'est aussi, selon moi (et une nouvelle recherche le prouve), un argument de vente.

Un sondage, commandé par LRN, nous apprend que 72% des répondants (2000 adultes Américains) préfèrent acheter des produits et des services d'entreprises avec des pratiques d'affaires éthique et des prix plus élevés que d'entreprises moins éthiques mais qui vendent leurs produits moins chers. Ce sont 70% des répondants qui disent avoir décidé de ne pas acheter un produit ou un service d'une entreprise parce qu'ils croyaient que celle-ci avait des pratiques douteuses.

Le PDG de LRN, Dov Seidman, propose quatre solutions:
1. Focus on "how" not just on "what" you do.
2. Ensure ethical leadership at every level.
3. Systemize your approach.
4. Leverage technology to ensure efficiency and effectiveness.
J'ajouterais
5. Communicate both internally and externally.
Si vous posez les bons gestes, faites-le savoir. Vos clients actuels et vos employés en seront fiers et se vanteront auprès des gens autour d'eux. Et vous attirerez de nouveaux clients.
technorati: ,
del.icio.us: ,

L'État de la Blogosphère

Les dernières statististiques sur la taille et la croissance de la blogosphère (la blogomachin, dirait Michel Dumais) ont été publié par David Sifry sur son blogue.

Les faits saillants:
  • Technorati suit plus de 27,2 millions de blogues
  • La blogosphère a doublé de taille dans les cinq derniers mois et demi.
  • Elle est 60 fois plus grosse qu'il y a trois ans.
  • En moyenne, un blogue est créé à toutes les secondes et ce, sept jours par semaine.
C'est le temps de mettre à jour ma présentation.

technorati: ,
del.icio.us: ,

4 février 2006

Press Release To Announce Launch of PR Blog

I think this is a first. Ken Makovsky sent out a press release on Feb. 1st to announce that he had launched a blog called My Three Cents (on Jan. 9th!!!)

Proof that press releases might not exactly be the best way to go to announce a blog, as of Feb 4th, only one blog links to it according to Technorati. And that's from Steve Rubel. (I guess I'll be the second.)

technorati: ,
del.icio.us:

Bonne St-Valentin

Surtout destiné aux célibataires

Listening and Learning Through Blogging

Congratulations to Bob Langert, Senior Director for Corporate Social Responsibility at McDonald's.

He launched his blog a while back. When Shel Israel posted comments and suggestions, Bob answered them in a new post.

Great move Bob!

By the way, here are Shel's suggestions:
1. Start a conversation with your customers.
2. Talk about (real subjects).
3. Ask your customers what they want of you.
4. Drop the language of corpspeak.
5. Read other people's blogs. Join their conversations.
The fact that Bob answers Shel's suggestions proves that he's following Shel's suggestions. Considering the fact that Shel is the co-author of Naked Conversations with Robert Scoble, that's a good thing.

Update: After reading John Wagner's comments, my kudos to Bob stand but I feel obligated to add my congratulations to Shel on helping Bob out. John says and I agree: "Shel deserves credit for not just slamming and running, but by offering up expert advice in two separate posts."

27 janvier 2006

Mea culpa

Dans mes commentaires de lendemain d'élections mardi, j'ai dit que les maisons de sondages avaient toutes sous-estimé le résultat des libéraux (en utilisant les donnés du 20 janvier).

Mea culpa.

Il y a une maison de sondage qui a vraiment eu des résultats extraordinairement proches de la réalité (pour les quatre plus grands partis): SES Research.

Leurs résultats du 22 janvier (avec les résultats d'élection entre parenthèses):
PC: 36.4% (36.3%)
PLC: 30.1% (30.2%)
NPD: 17.4% (17.5%)
BQ: 10.6% (10.5%)
Verts: 5.6% (4.5%)

26 janvier 2006

Are flacks credible? Lets ask the hacks

Yesterday, I had a message for Jack Shafer. Here's a little more info (that, obviously, confirms my point) on the same subject.

It comes from a study (800K PDF, in French) from the Chaire en relations publiques de l'Université du Québec à Montréal.

When asked to characterize the work of PR officers, 50% (42.86+7.14%) of the journalists interviewed said that PR flacks helped get them access to information while only 29.59% (17,35%+12.24%) said that they hindered access to information. Other answers (including has no impactInfopresse wrote an article on the subject and Nadia Seraiocco added her comments (both in French).

25 janvier 2006

Prédictions sur les élections

En décembre dernier, j'ai commis un Message aux commentateurs politiques qui disait notamment:
People who make prediction their business—people who appear as experts on television, get quoted in newspaper articles, advise governments and businesses, and participate in punditry roundtables—are no better than the rest of us (at predicting).
Voici quelques citations qui prouvent une fois de plus que tenter de prévoir des dénouements politiques trop longtemps à l'avance n'est pas une chose facile:
Stephen Harper is now typecast, fairly or not, as the grim reaper of Canadian politics. But there is not enough will among the party's rank and file to drive him out. The party doesn't need that kind of bloodbath. The only hope for a change would be if the leader, for the good of the team, voluntarily resigned and called a leadership convention for January.
'These reservations aside, however, Peter MacKay is still clearly, as Liberals themselves attest, the Conservatives' best hope against Paul Martin.
'Stephen Harper might do well to think about this, and recall the time the Nova Scotian cleared the decks for him.'
Lawrence Martin, Globe and Mail columnist, October 6, 2005
Their (the Conservative party's) positions are too socially conservative, I think, to form a government in Canada. People may like their fiscal policies but they're frightened by their social conservatism…It's a pity because it denies people a choice on policy issues.
Kim Campbell, December 1, 2005

Tiré de Harper proves critics wrong sur Politics Watch.

Slate's Jack Shafer on PR officers

When asked by PRWeek "How do you feel about PR pros?" by PRWeek, Jack Shafer, the editor-at-large and media critic at Slate Magazine answers:
Well, I have found, with only rare exceptions, that PR officers are impediments to journalism. They are the people who man the barricades(...). I don't feel bad about saying this, as I don't think PR people like me any more than I like them. (...) I just want to call up the person I want to talk to and not go through this incredibly long dance with a PR officer in order to get to my quarry.
Well Jack, if you didn't consider the people you want to interview as quarries (which Merriam-Webster defines as one that is sought or pursued : prey), maybe PR officers wouldn't be so defensive with you! I can find you a bunch of journalists that have thanked me numerous times for helping them out, and even saving their hide a couple of times. You could try being slightly more collaborative, you might see that things'll change.

Les communicateurs québécois dans la blogosphère (mise à jour)

En mai dernier, je faisais une liste des blogues tenus par les communicateurs québécois. J'entends ici les gens du côté des industries du marketing, de la publicité, des relations publiques, etc.

En mai dernier, il y en avait 13. Aujourd'hui, plus de 40 près de 50! Évidemment, ni le premier recencement, ni celui-ci ne sont exacts, ni complets.

Je mettrai à jour ce message au fur et à mesure que j'en connais des nouveaux.

Le word of mouth ou le bouche-à-oreille

Jeudi et vendredi dernier se tenait le Word of Mouth Basic Training: Master the Art of Word of Mouth, Viral, Buzz and Blog Marketing, une conférence organisée par la Word of Mouth Marketing Association. Vous trouverez des billets écrits suite à la conférence ici, ici et ici.

C'est mon "hook" pour vous présenter quelques statistiques sur le word of mouth ou, en français, le bouche-à-oreille.

La WOMMA définit le word of mouth comme étant le geste posé par des consommateurs qui offrent de l'information à d'autres consommateurs et le word of mouth marketing comme étant le fait de donner aux gens une raison de parler de vos produits et services et de faciliter cette conversation. On ajoute que c’est l’art et la science d’encourager la tenue de communications actives et mutuellement constructives entre des entreprises et des consommateurs ainsi qu’entre les consommateurs eux-mêmes.
  • 67% de toutes les décisions d'achat sont d'abord influencées par le bouche-à-oreille (McKinsey).
  • 90% des clients identifient le bouche-à-oreille comme étant la source la plus crédible d'information au sujet des produits et services qu'ils achètent (NOP World).
  • 44% des consommateurs disent éviter d'acheter des produits qui font trop de publicité et 56% des gens disent avoir cesser de faire affaire avec des entreprises qui leur ont manqué de respect (Mood and Mindset Study Canada)
  • Le bouche-à-oreille se produit à longueur de journée. Il se produit au sein de familles (88.9%), dans nos réseaux sociaux (77.1%), au travail (71.0%), au sein des communautés virtuelles auxquelles nous participons (55.0%), avec nos voisins (53.9% et dans des groupes d’intérêts communs (45.7%). (Recherche canadienne de Agent Wildfire)
  • On fait confiance à son partenaire (90%) et à ses amis (65%) mais pas aux manufaturiers (27%), aux publicités (14%) ou aux célébrités (8%) selon Yankleovich.
  • 44% font confiance aux marques qui utilisent des messages publicitaires de masse. Dans le cas des Canadiens, ce ne que 14% d’entre eux selon Environics.
  • 43% des entreprises sont engagées dans des campagnes de marketing bouche-à-oreille ou comptent s’y engager dans les six prochains mois.
  • 77% du bouche-à-oreille se produit face à face, 17% au téléphone et 6% en-ligne (Northeasten University)
Toutes ces statistiques viennent du billet de Sean Moffit, pdg de Agent Wildfire. Pour sa part, il définit le bouche-à-oreille comme étant "the passing of opinion between one person and other(s) about products, services, retailers or ideas."

Un document intéressant sur le sujet est un PDF intitulé WOM 101 produit par la WOMMA.

Mise à jour: Martin Gauthier a écrit sur le sujet il y a une couple de semaines.

24 janvier 2006

Wow! Wow! Wow! Wow! Wow! Wow!

Vous devinerez que ce sont mes premiers commentaires au sujet des résultats électoraux d’hier...

Wow! Le Parti conservateur a vraiment fait une campagne électorale magnifique. Michel C. Auger, chroniqueur politique au Journal de Montréal (qu’on ne peut soupçonner de sympathies conservatrices), écrit ce matin : "À part de petits dérapages dans la dernière semaine, la campagne de Stephen Harper pourrait figurer dans des manuels sur la façon de gagner des élections." Plutôt d’accord avec ça.

Wow! Même une campagne électorale parfaite ne leur donne pas un gouvernement majoritaire. Les prochains mois seront intéressants. Je prévois que les conservateurs se déplaceront très loin vers le centre au début de leur mandat et qu’ils se draperont dans le nationalisme canadien. Regardez bien comment ils traiteront les négociations à Radio-Canada. Ceux qui espèrent pouvoir "démoniser" le conservateurs vont être déçus d’après moi.

Wow! Les libéraux ont réussi (comme je le prévoyais en début de campagne) à ramener des électeurs vers eux dans les derniers jours. Avec 30,2%, ils ont réussi à confondre tous les sondages. En date de vendredi, Ipsos Reid, CPAC/SES, EKOS, Strategic Counsel et Léger leur donnaient respectivement 26%, 29%, 27,3%, 28% et 29%.

Wow! Paul Martin qui annonce son intention de ne pas se représenter, je ne l’avais vraiment pas vu venir. Warren Kinsella non plus (Paul Martin is gonna try to hold on, qu’il a écrit hier soir.)

Wow! Dix Conservateurs au Québec, c’est plus que ce que je prévoyais. Remarquez que c’est plus que ce que les organisateurs prévoyaient aussi.

Wow! Je pense que je vais être déclaré le gagnant du pool électoral que Julie Bélanger a mis sur pied en novembre dernier. Mes prévisions (ne vous fiez pas à la page mise en ligne pour le pool, il y a eu une erreur de transcription) : 105 PLC, 119 PCC, 54 BQ, 29 NPD, 1 IND. La réalité : 103 PLC (-2), 124 PCC (+5), 51 BQ (-3), 29 NPD (exact) et 1 IND (exact). (Si Julie n’a pas gagné le pool, elle est la seule à avoir prévu un gouvernement majoritaire libéral, elle a quand même gagné son élection avec Brian Murphy dans sa circonscription. Félicitations.)

21 janvier 2006

Wells's Rules of Politics

Sur son blogue, Paul Wells, chroniqueur politique à la revue Maclean's explique les Wells's Rules of Politics. Il y en a quatre:
1. For any given set of circumstances, Canadian politics tends toward the least exciting outcome.

2. If everyone in Ottawa knows something, it's not true.

3. The candidate in the best mood wins.

4. The guy who auditions for the role of opposition leader will get the job.
Plutôt d'accord avec ça moi. À lundi.

P.-S. En attendant, vous pouvez aussi lire sa chronique de l'édition du 17 janvier.

20 janvier 2006

Ted Sorensen sur le secret de la rédaction de discours

Lors d'une récente rencontre du New York Speechwriter’s Roundtable, c'est (Theodore C.) Ted Sorensen, le rédacteur de discours de John F. Kennedy qui était l'invité.
“Speechwriting really comes down to four words and five lines. The four words: brevity, levity, charity and clarity.

Then the five lines are: Outline absolutely indispensable, always the best place to start. No. 2: headline, what do you want the headline to be? Third: Frontline, what’s the most important point, what do you move up to the front? Fourth, “Sideline,” put in a quotation from a poem, an allusion to history, a bit of eloquence or precedence from the past. Finally, the “Bottom line,” what is your conclusion?”
Cité de Grapevine, un newletter spécialisé pour les rédacteurs de discours.

17 janvier 2006

Getting It First

Dans Getting It First, le chroniqueur média du Washington Post, Howard Kurtz, écrit:
It's hammered into every aspiring reporter's head from the first day on the college paper or at J-school: There's nothing better than beating the pants off the competition.

And it's basically the reigning ethos in the news biz today, especially since the industry tends to attract highly competitive folks.

But is it time to rethink the scoop mentality?
Il continue en citant l'opinion de Jeff Jarvis qui écrit que les médias traditionnels (MSM ou Main Stream Media) devraient cesser de poursuivre l'exclusivité (le scoop) et plutôt rechercher la qualité des idées et des débats et ce, notamment en ouvrant la discussion avec la blogosphère.

Mais Kurtz répond à la question Jeff Jarvis ("Now let's ask, what is the value of the scoop in the more timely media of newspaper and broadcast? Do scoops really drive the business? Or do they stoke the ego? Here, too, I'll vote for the latter.") par un non retentissant.
My reaction: Easy for Jeff to say. In today's wired world, letting slip that you're working on a competitive story would lead to an immediate rip-off: by other publications, by bloggers, by talk radio hosts, you name it. Worse, they would steal your story--or just talk it to death--without benefit of the careful research you did or the nuances you've mastered. More often than not, it would be a cartoon version. Then critics and bloggers would start ripping your work before it's even been published, and the partisans denouncing you for even attempting to investigate such-and-such if it's perceived as negative to their side.

No thanks.

16 janvier 2006

Plain Language Resources

A number of plain language/readability/clarity ressources served up in this post by Library Boy (aka Michel-Adrien Sheppard, former news researcher/journalist and web producer, now librarian at the Supreme Court of Canada).

The post was written a while back but is still very useful/interesting.

Thanks to the most recent Blawg Review for the tip.

13 janvier 2006

Wikipedia aura cinq ans dimanche

Currently the 19th-most-visited web-site in the world, Wikipedia invites anyone, regardless of academic credentials, to write and edit articles. (...)

The site, which has more daily visitors than The New York Times and USA Today sites combined, is as much an encyclopedia as a social outlet.
Tiré d'un article dans le Village Voice.

9 janvier 2006

So, who won the debate?

  • Le Journal de Montréal's Michel C. Auger: I don't think we can name a winner but tonight we saw the best Martin since the beginning of the campaign. I don't know if it'll be enough though.
  • Lloyd Robertson: Of at all the debates this was the most important.
  • Tom Clark: By itself it didn't change the campaign.
  • Lisa Laflamme: Paul Martin's efforts fell short. Enough to confirm political opinion but not to change opinions.
  • Craig Oliver: No knockout, nobody even in the ropes. Stephen Harper may have gained the most.
  • L. Ian MacDonald: Stephen Harper probably won by not losing.
Technorati tag:

Enfin une étude canadienne sur les blogues? Non pas vraiment.

Jean-François Renaud d'Adviso Conseil, qui blogue chez Blogue bénéfice.net, présente ce matin une étude qui est censée être une "étude canadienne sur les blogues".

Désolé de te contredire Jean-François, mais cette étude ne représente pas les blogues canadiens. Ce n'est pas moi qui le dit; c'est l'auteur lui-même.

This survey was not offered in French, so it is not truly a 'Canadian' blog survey.

C'est sans compter que le sondage (qui n'était pas disponible en français) a d'abord fait l'objet d'un billet sur un blogue en anglais que tous les blogues identifiés comme ayant fait un "trackback" ou ayant commenté le billet original sont en anglais (non, je ne les ai pas vérifiés un par un, j'ai présumé de leur langue par leurs noms).

Considérant que l'étude en question a été publié en octobre dernier, je m'interroge aussi sur le "Enfin" du titre de ton billet ("Enfin une étude canadienne sur les BLOGUES").

Ce sont quand même des résultats qui pourraient en intéresser certains. Les conclusions font l'objet d'un billet ici et l'étude complète est ici (PDF, 3,5 megs).

6 janvier 2006

L’importance de l’apparence dans les médias

Jack Abramoff est un lobbyiste américain associé au Parti républicain. Il a plaidé coupable cette semaine à des accusations de fraude, évasion fiscale et autres.

Il a fréquenté le palais de justice de Washington mardi habillé comme un gangster et celui de Miami mercredi affublé d’une casquette d’un club de golf de luxe, le Cascata de Las Vegas.

Est-ce que l’on doit rappeler aux gens que l’apparence est importante lorsqu’on passe à la télé? J’avais d’ailleurs écrit "Votre apparence a autant sinon plus d'importance que votre propos lors d'une entrevue télévisée" dans une chronique pour Le citoyen, le bulletin de la Toile des communicateurs.

Voici quelques extraits d’un article du Washington Post.
Jack Abramoff, Wearing a Guilty Look

Lobbyist Jack Abramoff has had a full-blown aesthetic meltdown. (...)
Abramoff emerged from U.S. District Court in Washington on Tuesday dressed like a crime boss. He could not have appeared more guilty, more menacing and more unsympathetic than if he had walked out wielding a baseball bat and muttering something about so-and-so sleeping with the fishes.
Abramoff was (...) wearing a black trench coat and black fedora. (...)


The fact that the coat looked to be a tad too small was the least of Abramoff's wardrobe problems. (...) Abramoff didn't just look like a lawbreaker; he looked shadowy, threatening and downright creepy. Was he doing some sort of visual penance for all his transgressions? (...)
On Wednesday, Abramoff was in a Miami court, where he pleaded guilty to conspiracy to commit wire and mail fraud. For this occasion he shed the trench coat and exchanged the fedora for a baseball cap. (...)
For a man who had just pleaded guilty to bribing government officials with fancy golfing trips (…) his choice of headgear seemed brazen, inappropriate and not very smart for anyone interested in projecting dignity through attire. (...)
Il semblerait que Abramoff s’est habillé en noir et a porté un chapeau dans ces deux occasions pour des raisons religieuses. Il semblerait que de se vêtir de noir et de porter un chapeau est une façon, pour les Juifs d’exprimer leur pénitence. Peut-être.

Même si c’était le cas, ce ne serait pas excusable. Il doit y avoir d’autre façons de le faire.

Let the piling on begin

This is what happens when a campaign starts faltering. A front-page above-the-fold article in La Presse titled "No panic, says Paul Martin" leading with (translated from French):
Liberal leader Paul Martin refuses to press the panic button even if polls show that the Conservatives are in the lead and could form the next government.
That on a day where he came out and promised some 7.5 billion dollars for education. Although that tidbit isn't mentioned in the article.

Except for the disastrous polls, what is mentioned you ask?
  • the two RCMP investigations are mentioned
  • the fact that he had to cover for Marc Garneau's most recent gaffe is mentioned
  • the fact that Keith Martin refused to participate in a joint press conference with his leader is mentioned
  • the Liberals' strange strategy for presenting excuses to the Chinese community (pissing off their press corps in the process) is mentioned
  • the Liberals' unauthorized leaks (a Chretien-ite is suspected) are mentioned.
Seriously when this type of coverage sets in, it's almost impossible to break out of.

We are pretty much out of the covering-the-issues part of the campaign and will have to settle for a covering-the-horserace-and-background-stuff part. I've been there and notwithstanding my inclinations, I feel for these people.

There'll be a huge amount of backstabbing in the coming weeks and months.

5 janvier 2006

Les médias et la mine Sago

On sait maintenant que douze des treize mineurs qui étaient pris dans la mine Sago sont décédés. L’accident qui s’est produit est une tragédie.

C’est surtout la question de la couverture des médias au cours de la soirée et de la nuit de mardi à mercredi (et les conséquences sur les journaux de mercredi matin) qui m'intéresse aujourd'hui.

La question : à qui la faute? C’est la faute de l’entreprise qui a mal communiqué? Ou c’est la faute des médias qui n’ont pas confirmé leur information avec l’entreprise avant d’aller en ondes ou de publier leurs journaux.


Et si les deux étaient dans le tort?

C’est clair dans mon esprit que les médias sont dans le tort. On ne publie pas et on ne diffuse pas une nouvelle dont la validité n’est pas coulée dans le béton. C’est la raison pour laquelle le français a un temps de verbe qui s’appelle le conditionnel et un mot "selon" qui te permet de caractériser la source de l’information.

Et je considère aussi que les médias qui tentent de se disculper se trompent.

La réponse de la Associated Press qui dit : "AP was reporting accurately the information that we were provided by credible sources -- family members and the governor. Clearly, as time passed and there was no firsthand evidence the miners were alive, the best information would have come from mine company officials, but they chose not to talk." En clair, ce n’est pas de notre faute.

C'est essentiellement dire que ce n'est pas de leur faute, c'est de la faute de leurs "fournisseurs". Je m'excuse; ce n'est pas acceptable.
"On a fait de notre mieux mais nous étions dans le champ" serait une bien meilleure réaction.

Ceux qui géraient cette crise sont aussi dans le tort. Ils ont très mal géré le tout. Considérant qu’ils opèrent une mine, on se serait attendu à ce que International Coal Group ait un plan de gestion de crise (incluant un volet portant sur les communications), que celui-ci ait été mis à jour régulièrement et que l’on ait effectué des simulations pour s’assurer que le tout fonctionnerait dans le cas où un accident comme celui-ci se produisait.

Quand on prépare un plan de communications de crise (j’ai écrit sur ce sujet ici), la première chose qu’on fait c’est dresser une liste de scénarios potentiels (en évaluant les probabilités que ça se produise ainsi que les dommages encourus).

Voici plusieurs liens d’intérêt :

David D. Perlmutter, professeur de la Louisiana State University et auteur de Policing the Media, qui dit que accuracy and relevance should become the preeminent standards of serious journalism.

Editor & Publisher qui dit: In one of the most disturbing media performances of its kind in recent years, TV news and many newspapers carried the tragically wrong news late Tuesday and early Wednesday. Soulignons que la première version du texte commençait par: “In one of the most disturbing and disgraceful media performances of this type in recent years…”

L’éditeur du Rocky Mountain News se sert d’un billet sur son blogue pour expliquer ce qu’il a fait.

Plusieurs autres réponses de medias sont ici et ici.

Howard Kurtz du Washington Post écrit “If there's been a more heart-rending and humiliating botch of a story, I can't think of it offhand,” Il dit aussi que “fault lies with the journalists (…). This was, quite simply, a media debacle, born of news organizations' feverish need to breathlessly report each development 30 seconds ahead of their competitors.”

Des chefs d'antenne qui bloguent

Elizabeth Vargas et Bob Woodruff sont les nouveaux co-chefs d'antenne du World News Tonight diffusé à ABC. Ils ont lancé leur blogue, TheWorldNewser, mardi lors de leur première journée en ondes. Leur billet inaugural est ici.

L'équipe du NBC Nightly News a aussi le sien. Dans son billet inaugural, le lecteur de nouvelles Brian Williams explique "We hope this will be a useful supplement to viewers of Nightly News, as both a narrative and as a window into our editorial process."

CBS a son Public Eye. Ici, des employés de CBS Digital Media (une filiale séparée de CBS News) travaille à "bring transparency to the editorial operations of CBS News" comme on l'explique ici.

Qu'est ce qui empêche Sophie Thibault, Pierre Bruneau, Dominique Nadeau, Bernard Derome Martin Robert et Jean-Luc Mongrain de faire quelque chose de similaire?

En passant, je sais que Pierre Bruneau participe à ce blogue avec Alexis Deschênes. Mais considérant qu'il n'a pas posté de billet depuis le 23 décembre...

Federal election (Ekos poll)

New Toronto Star/La Presse poll puts the Conservatives in front 36 to 30. Undecided are at 10% and 40% are saying they could still change their minds.

At 20% in Quebec (margin of error 4,9%), the Conservatives are making important inroads mostly at the Bloc's expense.

Major finding: Harper in front of Martin in the "positive vision for Canada" metric which is a huge problem for the Martinites who want (or is it wanted?) to depict Harper as scary.

Update: According to the CPAC-SES, Liberal support in Quebec has slid to 24% with the Conservatives increasing their support in the province to 15% (the BQ are relatively unchanged).

3 janvier 2006

Moral Intelligence vs. Business Success

I read Knowledge@Emory monthly (although I'm way behind; I think this quote is from the last edition).
"A funny thing happens when leaders consistently act in alignment with their principles and values: They typically produce consistently high performance almost any way you can measure it -- gross sales, profits, talent retention, company reputation, and customer satisfaction."
It's from Doug Lennick and Fred Kiel's Moral Intelligence: Enhancing Business Performance & Leadership Success (Wharton School Publishing). The quote is from this excerpt. You can buy the book here.

My preferred Hugh Macleod drawings

Hugh Macleod writes gapingvoid based on the cartoons drawn on the back of business cards. Here are some of my recent preferred drawings.



regret the error

Craig Silverman's Regret The Error posted its year-end round-up of media errors and corrections.

The Federal Election Campaign, Part Deux

(Yes, that post title is a tribute to Scott Feschuk)

I've been delinquent in updating the federal election daily posts since the debates. So here goes my analysis and comments from the first half of the campaign.

The Conservatives have driven the agenda since Day 2. The final few days before Christmas gave Stephen Harper his first real occasion to talk about the "unity debate." And he handled it like a pro. The Conservatives also didn't take ant real time off between Christmas and the New Year. Among other things, sectorial promises were made in the fields of public transportation and Canadian sovereignty in the Artic.

The Liberals have had a particularly bad first part of the election. The Mike Klander blog issue and the RCMP investigating the (possible) Income Trust leaks are only the latest problems. Revolutionary Moderation's Gaffe-o-Meter puts them in advance 21-8-3-1.

In addition to performing in the debates, Gilles Duceppe scored points when criticizing the debate format and requesting changes. He then took a couple of weeks off.

The NDP gained sympathy points when Olivia Chow was smeared and through Judy Wasylycia Leis's work in the Income Trust scandal-to-be.

What's to come?

The Liberals are going to try to scare Canadians about a possibility of a Conservative government. They did it and succeeded in 2004. It seems, according to this poll, that it might not work this time. If it worked last time, it's (among other things) because the Conservatives put their own foots in their own mouths.

They're also going to start rolling out platform planks over the next couple of weeks. (Even though they said earlier in the campaign that they wouldn't have any new promises.)

The Conservatives will continue to roll out small to medium-sized promises daily. They are also going to control their fringe candidates as much as possible; they want to look as non-threatening as possible.

The Bloc will continue to stay as mistake-less as possible and cruise to January 23rd; they have 50-ish ridings tied up. They will put a lot of energy in winning a couple of additional ridings. The Conservatives are rising slowly in Quebec which works both ways for them. They lose some votes to the Conservative but so do the Liberals.

The NDP is in a tough position. Their strategy will have to be to work particularly hard on their base in the ridings where they still have a chance. It's not a communication issue; it's an organization issue.