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12 mars 2012

L'agonie commerciale du Plateau

Le lead de la chronique d'Yves Boisvert de ce matin serait drôle, si ce n'était pas aussi triste:
Quand il neige trop, le Plateau arrête de déneiger pour économiser. Quand il neige moins, le Plateau arrête de déneiger pour économiser.
Et je sais que les adeptes de Projet Montréal vont invoquer que «c'est la faute de l'ancienne administration» alors ce n'est pas nécessaire (surtout que c'est faux). Merci.

Je vous invite à lire jusqu'à la fin, incluant cette conclusion de Boisvert:
L'administration Ferrandez a choisi consciemment de détruire une partie de la vie commerciale du Plateau en échange de plus de tranquillité.
Hélas, je partage cette conclusion. C'est bien ce qui m'attriste le plus. Ce qui m'attire du quartier, c'est exactement ce que les membres de la secte de Projet Montréal détestent. Et leur travail de sape fonctionne.

Je me suis même surpris, récemment, à regarder des adresses à l'extérieur du Plateau pour y déménager!

25 décembre 2011

Mes liens de la semaine

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3 novembre 2011

Quel avenir pour Montréal?

Je félicite rarement la création de nouveaux blogues mais... une fois n'est pas coutume: Félicitations à La Presse pour la mise en ligne, plus tôt cette semaine, du blogue Quel avenir pour Montréal? dont les billets sont rédigés par l'éditorialiste François Cardinal qui anime également sa section de commentaires.

On trouve là un endroit qui semble être bien parti pour qu'il y ait de vrais réflexions sur l'avenir de Montréal.

M. Cardinal demande aujourd'hui ce qu'il faut faire pour corriger la situation de la gouvernance de Montréal (Montréal est ingérable. OK, mais on fait quoi?). Évidemment, la majorité des commentaires sont du niveau de «Il faut réduire le nombre de conseillers» (solution facile qui ne sert à peu près à rien in the big scheme of things).

Et c'est là qu'intervient M. Cardinal dans la section commentaires:
Je vous ai compris, pour paraphraser le général… Vous voulez couper dans le nombre d’élus, les maires d’arrondissement, les conseillers d’arrondissements et tutti quanti.
Mais il y a une question que personne ne pose: si la ville est, par définition, un gouvernement de proximité, comment assurer un lien direct avec les citoyens dans une ville au conseil municipal franchement aminci?
Montréal, ce n’est pas le Québec et ses responsabilités nationales, c’est une ville avec des problèmes de routes, de tuyaux, de craques dans le trottoir, qu’on le veuille ou non…
Et il a bien raison.

J'ai un exemple. Le parc près de chez moi compte plusieurs arbres matures (probablement centenaires) qui, depuis quelques jours, arbore une trace de peinture orange. Plusieurs des gens qui le fréquentent s'inquiètent: on soupçonne que l'arrondissement compte les abattre. Parce que j'ai des conseillers municipaux qui ont de relativement petits territoires, je peux m'adresser directement à eux pour avoir une mise à jour (je viens de le faire d'ailleurs!).

Par ailleurs, je ne peux pas sous silence l'ironie du fait que M. Cardinal soit maintenant un blogueur. En effet, il y a quelques années, celui-ci avait signé un éditorial intitulé Bloguer pour ne rien dire dans lequel il se fendait d'une attaque en règle contre la blogosphère. Jean-Pierre Cloutier l'avait décortiqué à l'époque, tout comme Mario Asselin et Michel Dumais d'ailleurs. 

30 octobre 2011

Mes liens de la semaine

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1 octobre 2011

Le privilège de Ferrandez ou l'incohérence de sa réponse

Le Journal de Montréal et TVA ont accusé Luc Ferrandez de profiter d'un "privilège" dans toute l'affaire des multiples modifications à la circulation sur le Plateau.

En effet, M. Ferrandez habite sur la rue De Lanaudière entre Gilford et Mont-Royal. Le journaliste affirme donc que le maire habite "sur une rue qui deviendra plus paisible grâce aux nouvelles entraves à la circulation automobile qu'il a annoncées (récemment)".

Dans l'article original, Catherine Maurice, porte-parole de Projet Montréal, est citée expliquant que le maire Ferrandez n'a eu droit à aucun traitement de faveur.

Il semblerait que ce n'était pas suffisant parce Projet Montréal a ressenti le besoin d'émettre un communiqué de presse pour "préciser" la situation. Et c'est là que, pour moi, le bât blesse. En effet, la réponse ne tient pas debout.

Voyez-vous, lorsqu'on regarde les affirmations du communiqué, c'est complètement illogique.

On dit à la fois que:
Les rues Chambord et de Lanaudière (...) accueillaient un volume de circulation de transit excessif (...)
et que:
(...) la portion de la rue de Lanaudière où réside Luc Ferrandez verra une légère augmentation de la circulation, et non une diminution (...).
OK. Je récapitule. Il y a un problème (il y a trop de circulation) qu'il fallait régler (en augmentant la circulation?!?!?).

Est-ce que c'est juste moi?

Comprenons nous bien, je n'affirme pas que ces affirmations sont fausses: j'affirme que c'est illogique à sa face même.

Je ne peux pas statuer sur la vérité des affirmations: je n'ai pas vu les études de McGill sur les différents effets des différentes modifications qui ont été mises en place cet été. En fait, personne ne les a vues: elles n'ont pas été rendues publiques par l'administration de Projet Montréal. 

Mais même si c'était vrai, c'est incompréhensible. 

Sources:

P.-S. Rappelons que M. Ferrandez a déjà accolé les termes «honte et dégoût», «navire puant», «journal plus vide que gratuit» au Journal de Montréal et a souhaité son déménagement de l'arrondissement dans un billet de son blogue. Pas certain que les commerces de l'extrémité est de l'avenue Mont-Royal l'ait appréciée celle-là.

P.-P.-S.  Comme je l'ai déjà dit dans un autre billet: pour être totalement transparent, je ne suis pas affilié à aucun parti politique, ni à aucun groupe d’intérêt, quel qu’il soit. Pour ceux et celles qui se posent la question à savoir pour qui je «travaille» quand je commente l’actualité politique du Plateau-Mont-Royal, la réponse c’est «personne». Ou plutôt, c’est «pour ceux et celles qui sont inquiets et préoccupés par la façon dont les choses se déroulent depuis deux ans». C’est clair?

9 septembre 2011

Le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, boude

En effet, l’arrondissement veut faire chanter la Ville-centre en refusant de transmettre son budget 2012 à la Ville de Montréal.

La situation est un peu complexe : il faut que comprendre que dans la procédure de confection du budget de la Ville, celle-ci octroie une «dotation» aux arrondissements ainsi qu’une «cible de revenus». C’est à partir de la somme de ces deux montants que l’arrondissement produit son budget. Une fois le budget d’arrondissement complété, celui-ci est «transmis» à la Ville qui, elle, met en commun les budgets de tous les arrondissements (et des services centraux) pour les faire adopter par le conseil municipal.

Mais voilà, Luc Ferrandez décide de retenir son budget.

Pourquoi? Parce que les revenus (issus de la hausse des tarifs et du nombre) des parcomètres est inférieure à ce qui avait été prévu. L’arrondissement recevra 1,88 M$ plutôt que 2,849 M$.

Pourquoi? Parce que les parcomètres sont moins utilisés qu’ils ne l’étaient.

Pourquoi? Parce que l’administration de l’arrondissement fait tout en son pouvoir pour que les gens n’y viennent pas en «char»! Il me semble qu’ils devraient être contents (idéologiquement parlant) de la diminution 12,6% de l’utilisation des parcomètres, non? Lorsque des décisions anti-automobilistes sont prises, comment pensez-vous que les automobilistes vont réagir? En venant plus souvent?

En plus, le maire Ferrandez renie sa parole

Rappelons que c’est une première que la Ville-centre octroie à l’arrondissement les revenus issus de la hausse des tarifs et du nombre des parcomètres. En effet, c’est là un gain qui a été fait par notre arrondissement grâce à la ténacité des commerçants qui en ont fait la demande à la Ville-centre l’automne dernier.

De plus, la Ville s’est engagée à contribuer à la vitalité économique des rues commerciales en versant les nouveaux revenus générés par la hausse des tarifs des parcomètres du réseau artériel de l'arrondissement dans un «Fonds de dynamisation des rues commerciales».

La contrepartie de ce «deal», c’était que l’administration Ferrandez s’engageait à ce qu’il n’y ait pas de taxe spéciale. L’arrondissement s’y engageait en toutes lettres dans un communiqué émis le 3 décembre 2010:
Grâce à cette entente intervenue, l’arrondissement n’aura pas recours à une taxe locale.
Il me semble que c’est clair, non?

Si on récapitule…

  • L’arrondissement menace, à l’automne 2010, de hausser l’es heures d’application, les tarifs et le nombre de parcomètres. 
  • La Ville-centre fait une exception pour le Plateau à la demande des commerçants locaux qui craignent que les gens cessent de venir dans le Plateau en auto. 
  • Les gens cessent de venir en auto. 
  • Au lieu de s’en réjouir, Luc Ferrandez boude, demande encore plus d’argent à la Vile-centre et menace (encore une fois!) d’imposer une taxe locale.

C’est quand l’élection encore?

P.-S. Pour être totalement transparent, je ne suis pas affilié à aucun parti politique, ni à aucun groupe d’intérêt, quel qu’il soit.

Pour ceux et celles qui se posent la question à savoir pour qui je «travaille» quand je commente l’actualité politique du Plateau-Mont-Royal, la réponse c’est «personne». Ou plutôt, c’est «pour ceux et celles qui sont inquiets et préoccupés par la façon dont les choses se déroulent depuis deux ans».

C’est clair?

26 août 2011

Luc Ferrandez n’a pas raison

Source photo: http://radicarl.net/ 
Non Patrick, au fond, Luc Ferrandez n’a pas raison. À moins qu’on se limite aux diagnostics. Parce que lorsqu’on regarde les solutions qu’il propose, ça ne marche pas, mais alors pas du tout.

M. Ferrandez identifie l’étalement urbain comme un problème qui a pour conséquence que les gens habitent, de plus en plus, à l’extérieur de la ville mais viennent y travailler en auto. C’est là un problème identifié, notamment, par Jane Jacobs dans le magistral Death and Life of Great American Cities (publié en 1961!) et qui fait consensus chez tous ceux qui s’intéressent à la question du développement montréalais depuis au moins le milieu des années 90.

Je me souviens très bien avoir entendu Jean Doré s’en plaindre alors qu’il était maire!

L’étalement urbain (et son corolaire, l’automobile) est la conséquence des poids politiques relatifs de Montréal et de ses banlieues sur l’échiquier québécois.

Les partis politiques québécois se balancent de Montréal et se préoccupent des banlieues. La première n’a pas d’influence sur le résultat des élections (on sait déjà comment se terminera l’élection dans la grande majorité des comtés de l’île) et les deuxièmes ont un poids prépondérant (les élections se gagnant dans le 450 et le 819).

Qu’il soit bleu ou rouge, à chaque fois que le gouvernement accepte de dézoner une terre agricole pour y permettre de la construction résidentielle, qu’il élargit une route ou prolonge une autoroute, ou qu’il refuse la diversification des sources de revenus de la Ville de Montréal, c’est une autre invitation en or aux jeunes familles de continuer à « drive until you can buy ».

Les banlieues sont donc de plus en plus attirantes pour les automobilistes. Soit.

Là où le bât blesse, c’est quand la solution de M. Ferrandez est rendre la ville moins intéressante pour ceux-ci!

C’est vrai, les résidants du Plateau (et j’en suis) ont un comportement exemplaire en matière de transport. Proportionnellement, ils utilisent plus la marche, le vélo et les transports en commun dans leurs déplacements que leurs concitoyens. Ils sont également sont moins susceptibles d’être propriétaire d’une auto. En parallèle, notamment à cause de leur situation géographique (près du centre-ville et de la montagne), ils vivent la situation totalement inéquitable de voir des centaines de milliers d’automobilistes traverser le territoire sans s’y arrêter.

Les automobiles qui transitent par le Plateau, je connais!

Mais voyez-vous, près de la moitié des ménages du Plateau sont également propriétaires et utilisateurs d’une auto. Et quand ces résidants les utilisent, ils devraient pouvoir le faire sans se faire suer (et je me retiens de ne pas utiliser un autre verbe ici!) par leurs élus.

Ce n’est pas en congestionnant les rues locales du Plateau et en diminuant la qualité de vie de ses résidants (qu’ils soient automobilistes ou non) que nous désengorgerons les routes de la région métropolitaine.