On a, en certains milieux, la gâchette rapide lorsque vient le temps de critiquer la ligne éditoriale du Journal de Montréal.
Voici le moment où, au contraire, j'applaudis François Bugingo qui intitule son billet du jour Non, Richard, tu as tort…. en référence à la chronique de Martineau publiée samedi et intitulée J'admire les islamistes (qui est réservée aux abonnés.
C'est rare qu'on voit des collègues se contredire aussi directement. Et ça vaut la peine de le souligner.
Aucun message portant le libellé Médias traditionnels. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Médias traditionnels. Afficher tous les messages
15 octobre 2013
24 janvier 2012
J'ai une question concernant les femmes
Le CEFRIO a récemment publié ses plus récentes staistiques concernant Internet comme
source d’information des Québécois. On y fait une série de constats tous plus intéressants les uns que les autres pour nous qui naviguons dans les eaux des communications numériques et des médias sociaux.
En ce qui trait à la source principale d'information, le CEFRIO nous apprend que:
Les auteurs se demandent même si Internet est en voie de remplacer la télévision en tant que première source d’information.
Message aux auteurs: La réponse est oui.
Tout ça pour dire que l'étude est intéressante et je vous encourage à la télécharger.
Par ailleurs, il y a une statistique qui m'a fait sursauter et que je ne m'explique pas.
Quand on demande aux internautes québécois "quelle est est votre source principale d’information pour l’actualité et les nouvelles", on constate une différence très marquée entre les hommes et les femmes. Les hommes préfèrent un peu Internet (37,4%) à la télévision (35,7%) alors que les femmes préfèrent de loin la télévision (46,6%) à Internet (seulement 22,4%).
Quelqu'un peut m'expliquer?
En ce qui trait à la source principale d'information, le CEFRIO nous apprend que:
- La télévision reste en tête, mais baisse ou stagne dans tous les groupes d’âge de la population.
- Internet progresse à grande vitesse, notamment chez les moins de 45 ans.
- La presse écrite et la radio stagnent.
Les auteurs se demandent même si Internet est en voie de remplacer la télévision en tant que première source d’information.
Message aux auteurs: La réponse est oui.
Tout ça pour dire que l'étude est intéressante et je vous encourage à la télécharger.
Par ailleurs, il y a une statistique qui m'a fait sursauter et que je ne m'explique pas.
Quand on demande aux internautes québécois "quelle est est votre source principale d’information pour l’actualité et les nouvelles", on constate une différence très marquée entre les hommes et les femmes. Les hommes préfèrent un peu Internet (37,4%) à la télévision (35,7%) alors que les femmes préfèrent de loin la télévision (46,6%) à Internet (seulement 22,4%).
Quelqu'un peut m'expliquer?
6 décembre 2011
Les campagnes de communications ne fonctionnent pas sur les médias sociaux
Je comprends que c'est quelque peu antinomique d'intituler un billet comme ça quand je tiens un blogue sur les communications, les relations publiques et les médias sociaux depuis près de huit ans.
Maintenant, si vous me donnez une chance de m'expliquer...
Ce que je dis, en vérité, c'est que les campagnes de communications ou de marketing utilisant les médias sociaux ne suffisent pas.
Ça fait maintenant deux textes que je publie récemment sur le fait que les médias sociaux (ou numériques) influencent plusieurs fonctions de l'organisation et qu'il faut regarder le tout d'une façon organique.
Récemment, j'ai proposé le même titre à une organisation pour une conférence qu'ils voulaient que je leur donne (ils ne l'ont pas aimé; pas assez marketing, je présume). Mon raisonnement était (et demeure) le suivant:
c'est loin d'être assez de faire en sorte que les campagnes de communication des organisations deviennent sociales; c'est l'organisation au complet qui doit le devenir (plus social). Ma conférence porterait donc, si elle est acceptée, sur l'ensemble des gestes qu'une organisation pourrait/devrait poser pour aller plus loin que les simples campagnes de marketing sur les médias sociaux.Voilà que je lis un billet intitulé 4 Strategies For Engaging Facebook Fans No Matter How “Unsexy” Your Brand Is sur le blogue de KISSmetrics.
Si l'auteur tentait de convaincre ses lecteurs qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une marque «sexy» pour créer une relation avec ses fans sur Facebook (cela va sans dire), c'est une tout autre confirmation que j'en ai retiré: c'est le fait que les campagnes de communications ne fonctionnent pas sur les médias sociaux.
Comprenons-nous bien: si les médias sociaux fonctionnent (et c'est le cas!), les campagnes de communications sur les médias sociaux ne fonctionnent pas.
Regardez les deux tableaux qui suivent et essayez de me contredire...


Ce sont les résultats des «campagnes» de Webroot et de la Independence Blue Cross. Deux marques passablement peu sexy.
Mais est-ce que c'est payant d'avoir un «boost» comme ça si, aussitôt que la campagne est finie, la croissance cesse? À mon avis, non. Je préférerais une croissance moins abrupte mais plus soutenue. Et vous?
3 novembre 2011
Quel avenir pour Montréal?
Je félicite rarement la création de nouveaux blogues mais... une fois n'est pas coutume: Félicitations à La Presse pour la mise en ligne, plus tôt cette semaine, du blogue Quel avenir pour Montréal? dont les billets sont rédigés par l'éditorialiste François Cardinal qui anime également sa section de commentaires.
On trouve là un endroit qui semble être bien parti pour qu'il y ait de vrais réflexions sur l'avenir de Montréal.
M. Cardinal demande aujourd'hui ce qu'il faut faire pour corriger la situation de la gouvernance de Montréal (Montréal est ingérable. OK, mais on fait quoi?). Évidemment, la majorité des commentaires sont du niveau de «Il faut réduire le nombre de conseillers» (solution facile qui ne sert à peu près à rien in the big scheme of things).
Et c'est là qu'intervient M. Cardinal dans la section commentaires:
J'ai un exemple. Le parc près de chez moi compte plusieurs arbres matures (probablement centenaires) qui, depuis quelques jours, arbore une trace de peinture orange. Plusieurs des gens qui le fréquentent s'inquiètent: on soupçonne que l'arrondissement compte les abattre. Parce que j'ai des conseillers municipaux qui ont de relativement petits territoires, je peux m'adresser directement à eux pour avoir une mise à jour (je viens de le faire d'ailleurs!).
Par ailleurs, je ne peux pas sous silence l'ironie du fait que M. Cardinal soit maintenant un blogueur. En effet, il y a quelques années, celui-ci avait signé un éditorial intitulé Bloguer pour ne rien dire dans lequel il se fendait d'une attaque en règle contre la blogosphère. Jean-Pierre Cloutier l'avait décortiqué à l'époque, tout comme Mario Asselin et Michel Dumais d'ailleurs.
M. Cardinal demande aujourd'hui ce qu'il faut faire pour corriger la situation de la gouvernance de Montréal (Montréal est ingérable. OK, mais on fait quoi?). Évidemment, la majorité des commentaires sont du niveau de «Il faut réduire le nombre de conseillers» (solution facile qui ne sert à peu près à rien in the big scheme of things).
Et c'est là qu'intervient M. Cardinal dans la section commentaires:
Je vous ai compris, pour paraphraser le général… Vous voulez couper dans le nombre d’élus, les maires d’arrondissement, les conseillers d’arrondissements et tutti quanti.Et il a bien raison.
Mais il y a une question que personne ne pose: si la ville est, par définition, un gouvernement de proximité, comment assurer un lien direct avec les citoyens dans une ville au conseil municipal franchement aminci?
Montréal, ce n’est pas le Québec et ses responsabilités nationales, c’est une ville avec des problèmes de routes, de tuyaux, de craques dans le trottoir, qu’on le veuille ou non…
J'ai un exemple. Le parc près de chez moi compte plusieurs arbres matures (probablement centenaires) qui, depuis quelques jours, arbore une trace de peinture orange. Plusieurs des gens qui le fréquentent s'inquiètent: on soupçonne que l'arrondissement compte les abattre. Parce que j'ai des conseillers municipaux qui ont de relativement petits territoires, je peux m'adresser directement à eux pour avoir une mise à jour (je viens de le faire d'ailleurs!).
Par ailleurs, je ne peux pas sous silence l'ironie du fait que M. Cardinal soit maintenant un blogueur. En effet, il y a quelques années, celui-ci avait signé un éditorial intitulé Bloguer pour ne rien dire dans lequel il se fendait d'une attaque en règle contre la blogosphère. Jean-Pierre Cloutier l'avait décortiqué à l'époque, tout comme Mario Asselin et Michel Dumais d'ailleurs.
25 mai 2011
MediaCamp Montréal 2011
La programmation a l'air, encore une fois, très intéressante. J'y serai. Et vous?Mathieu Lavallée (du journal Les Affaires), Michel Munger (du Canal Argent), Laurent Maisonnave (de Seevibes), Liz Ostroff (de Cohn & Wolfe), Patrick Leduc (ex-Impact, maintenant à La Presse), Pierre Tremblay (de QMI), Nadine Mathurin (du Canal V), Stéphane Bousquet (de l'ONF), Jennifer Nachshen (de All Beef Media), Bruno Boutot (consultant), Isabelle Lopez (de MA14), Patrice Leroux sont les animateurs.
Comme c'est un "camp", les animateurs ne sont pas vraiment des présentateurs. N'importe qui peut participer. Venez faire un tour, ça vaut la peine.
6 mai 2011
Twitter et la mort de Ossama Ben Laden
Plus j’y pense, plus la mort de Ben Laden est à Twitter ce que la guerre d’Irak a été pour CNN. Si la chaîne de nouvelles en continu CNN a été fondée en 1980, ce n’est qu’à l’occasion de la première guerre en Irak qu’elle est devenue incontournable. En effet, CNN était la seule chaîne qui avait la capacité de diffuser en direct les images des bombardements sur la capitale irakienne.
Dans le cas de la mort de Ben Laden, la première mention (tous médias confondus) a été faite sur Twitter par Keith Urbahn (@keithurbahn), l’ancien chef de cabinet de Donald Rumsfeld:
En parallèle, Sohaib Athar (@ReallyVirtual), un consultant en informatique qui tient un café à Abbottabad, avait tweeté en direct, plus tôt dans la journée (la nuit au Pakistan), au sujet d’une intervention militaire:
Ce n’est que plusieurs heures plus tard, quand l’annonce a été faite que Barack Obama alllait s’adresser à la nation qu’il a compris que les deux histoires avaient un lien entre elles:
Ce qui est le plus surprenant, c’est la vitesse à laquelle les internautes partout dans le monde (et les médias traditionnels) ont pris connaissance des tweets de Athar. En effet, celui-ci n’avait que quelques centaines de «followers» au moment des faits. Il est maintenant rendu à près de 100 000!
La validation est là: les nouvelles circulent plus rapidement sur Twitter que dans n’importe quel autre média. Comprenons-nous bien : ceci n’est pas la mort des médias traditionnels. Comme CNN n’a pas tué les bulletins de nouvelles conventionnels, c’est la naissance d’un média additionnel avec, lui aussi, ses forces et ses faiblesses.
1 avril 2011
Du sérieux des médias traditionnels...
Saviez-vous que ça prenait 125 représentants de CNN (juste de CNN!) pour le mariage du prince Williams et de Kate Middleton? Sérieusement? C'est normal d'affecter deux fois et demi plus de monde pour ça que pour la situation au Japon?
La prochaine fois que je lis un journaliste/chroniqueur/analyste issu des médias straditionnels critiquer le manque de sérieux des blogueurs, je pourrai lui rappeler cet article du Wall Street Journal:
La prochaine fois que je lis un journaliste/chroniqueur/analyste issu des médias straditionnels critiquer le manque de sérieux des blogueurs, je pourrai lui rappeler cet article du Wall Street Journal:
CNN alone will have a team of roughly 125 reporters, cameramen and crew assigned to the wedding. The network has 50 people on the ground working on the breaking news in Japan, plus others scattered in Bahrain, Tunisia, Libya and Egypt. Ten cameras will be stationed around Buckingham Palace to capture the day's money shot—the royal family assembling on the balcony as Prince William and his bride share a kiss.
22 mars 2011
Un journalise de CNN accuse un journaliste de Fox News
Assez inhabituel: Nic Robertson de CNN part sur une "dérape" contre Steve Harrigan de Fox News.
15 mars 2011
Les emplois perdus dans les médias traditionnels compensés ailleurs...
En attendant RueMasson.com et les médias hyperlocaux, ce soir au 3e mardi Third Tuesday (lien Facebook), avec Cécile Gladel et Stéphanie Lalut, ça vaut la peine d'écouter ce reportage sur la chaîne de radio NPR où Tom Rosenstiel, directeur du Pew Center's Project for Excellence in Journalism révèle que:
On a souvent entendu que le web serait néfaste au journalisme. J'ai toujours pensé que le web serait néfaste aux médias (plutôt qu'au journalisme) et ce topo semble vouloir me donner raison. J'aime ça quand ça arrive ;-)
According to the Pew Research Center, more people said they consumed their news online than from newspapers in the previous year. New hires at online-only news agencies nearly offset the number of jobs lost at traditional news outlets. And median audience at all three cable news channels declined.
On a souvent entendu que le web serait néfaste au journalisme. J'ai toujours pensé que le web serait néfaste aux médias (plutôt qu'au journalisme) et ce topo semble vouloir me donner raison. J'aime ça quand ça arrive ;-)
18 février 2011
1 février 2011
Bryant Gumbel et Katie Couric ne savent pas ce qu'est Internet
C'est un technicien, à l'extérieur de la portée de la caméra, qui se voit dans l'obligation de leur expliquer qu'Internet est un réseau informatique qui vit une croissance importante.
Rappelons nous que ça fait (seulement) 16 ans.
Rappelons nous que ça fait (seulement) 16 ans.
2 août 2010
Je suis tanné des guéguerres entre groupes médiatiques
Je compte plusieurs journalistes comme amis. J'en considère plusieurs autres comme étant talentueux et professionnelles.
Mais j'ai mon voyage des journalistes du quasi-consortium Gesca/Radio-Canada qui utilisent les médias sociaux pour bitcher ceux de l'empire Quebecor. Et vice versa bien sûr. La seule chose sur laquelle tous s'entendent, c'est sur leur jugement (critique) de la radio-poubelle de l'autre bout de la 20 (qu'ils ont rarement écouté, par ailleurs).
À quand un journaliste québécois qui signerait quelque chose comme le papier de Howard Kurtz dans le Washington Post de ce matin?
Mais j'ai mon voyage des journalistes du quasi-consortium Gesca/Radio-Canada qui utilisent les médias sociaux pour bitcher ceux de l'empire Quebecor. Et vice versa bien sûr. La seule chose sur laquelle tous s'entendent, c'est sur leur jugement (critique) de la radio-poubelle de l'autre bout de la 20 (qu'ils ont rarement écouté, par ailleurs).
À quand un journaliste québécois qui signerait quelque chose comme le papier de Howard Kurtz dans le Washington Post de ce matin?
The nastiness index keeps on rising, and all of us are getting sullied in the process.L'article complet intitulé In journalism's crossfire culture, everyone gets wounded est ici. Est-ce que mes amis journalistes vont le lire?
Media outlets, which once merely chronicled this era of hyper-partisanship, now seem to be both the purveyors and often the targets of ugly attacks. (...)
It's journalism as blood sport, performed for the masses.
To say this atmosphere is troubling is to risk being pilloried for defending the old regime against a New Media Order, which comes equipped with a new mission (...).
The news business, aloof from criticism for far too long, should absolutely be held accountable. These days, though, the constant swirl of accusations, the charges of bias and personal perfidy, have tarred even those who are working hard to be fair.
No media person is perfect, including me, but I cling to the belief that facts matter. That, however, is in danger of becoming an old-fashioned view, along with the virtue of calling people for comment before you unload on them. (Too slow, why wait, let them deny the charge later.) Instead, the toxic atmosphere that many media outlets tolerate, and sometimes foster, is slowly poisoning the discourse, for us and, yes, for you. (...)
2 mars 2010
De la police québécoise au Pentagone américain
Michelle Blanc n'est pas contente parce qu'elle a embarqué dans une histoire de canular où Stéphane E. Roy a fait marché pas mal de gens lundi soir via Twitter et (surtout, selon elle) parce que la police de Tremblant refusait d'aller en ligne chercher l'information et Michelle a dû tout lire pour que les policiers fassent leur travail:
Un communiqué de presse a aussi été émis.
Mais le plus inquiétant de cette histoire est la réaction des gens du service 911 qui n’ont pas le droit d’aller sur Twitter, qui ont des serveurs qui ne peuvent recevoir de gros fichiers et qui nous semblent complètement déconnectés des réalités du Web.Je vous parle de ça parce que le Pentagone américain a adopté une nouvelle politique des médias sociaux (PDF) permet l'accès aux Twitter, Facebook et autres! Price Floyd, le Principal Deputy Assistant Secretary of Defense for Public Affairs, a annoncé le changement via un billet de Twitter.
Un communiqué de presse a aussi été émis.
19 février 2010
Twitter n'a pas tué Gordon Lightfoot
Hier, la nouvelle du décès (depuis démentie) du décès de Gordon Lightfoot a fait le tour des sites Internet des médias (canadiens, surtout), ainsi que des blogues et des médias sociaux. Aujourd'hui, plusieurs médias (traditionnels) tentent d'expliquer le tout en disant que c'est à cause de Twitter que la rumeur est partie.
Voici le lead de Canwest aujourd'hui:
C'EST FAUX!
Il faut aller voir le 9ème paragraphe de cet article pour voir ce qui s'est vraiment passé:
"False rumours initially emerged online"??? Ouin pis? Le problème, ce n'est pas qu'une information fausse ait circulé. Le problème, c'est que vous l'avez répétée comme si elle était vraie!!!
Je suis passablement tanné de voir des médias traditionnels mettre leurs erreurs sur le dos des médias sociaux. Pour plus d'information, on peut lire les billet de ThreeSeven, celui de Peter Kafka et celui de David Akin (de Canwest) ainsi que (en conclusion) le tweet de Doug Saunders (du Globe & Mail).
Mise à jour: Craig Silverman et Steve Faguy (deux journalistes) traitent du même sujet.
Voici le lead de Canwest aujourd'hui:
Gordon Lightfoot's management says an Internet hoax created false rumours that the iconic Canadian folksinger had died Thursday.
C'EST FAUX!
Il faut aller voir le 9ème paragraphe de cet article pour voir ce qui s'est vraiment passé:
After false rumours of Lightfoot's death initially emerged online, (fellow musician and close friend Ronnie) Hawkins was contacted by a Canwest reporter. In that interview, Hawkins reported that Lightfoot was dead. Based on that information, Canwest News Service sent out an alert and short story on the wire which reported Lightfoot's death. Within minutes, Canwest was contacted by a representative close to Lightfoot who said that news of his demise was untrue. That prompted another alert on the wire which said the previous story should be disregarded because there were conflicting accounts about Lightfoot's health.
"False rumours initially emerged online"??? Ouin pis? Le problème, ce n'est pas qu'une information fausse ait circulé. Le problème, c'est que vous l'avez répétée comme si elle était vraie!!!
Je suis passablement tanné de voir des médias traditionnels mettre leurs erreurs sur le dos des médias sociaux. Pour plus d'information, on peut lire les billet de ThreeSeven, celui de Peter Kafka et celui de David Akin (de Canwest) ainsi que (en conclusion) le tweet de Doug Saunders (du Globe & Mail).
Mise à jour: Craig Silverman et Steve Faguy (deux journalistes) traitent du même sujet.
14 février 2008
Mauvaise nouvelle pour les médias traditionnels
Selon cet article de l'AFP, le New York Times va supprimer 100 postes de rédaction d'ici un an. Il y actuellement 1332 journaliste qui travaillent au Times. C'est donc une coupure de 8% des postes.
Parmi les motifs invoqués: la baisse des revenus publicitaires. Et pourquoi les revenus publicitaires diminuent-ils, demandez vous? Parce que les gens n'utilisent plus les annonces classées, bien sûr. Ils viennent sur Internet!
Parmi les motifs invoqués: la baisse des revenus publicitaires. Et pourquoi les revenus publicitaires diminuent-ils, demandez vous? Parce que les gens n'utilisent plus les annonces classées, bien sûr. Ils viennent sur Internet!
26 avril 2007
Rupert Murdoch sur les médias traditionnels
Citation:
Those of us in so-called old media have also learned the hard way what this new meaning of networking spells for our businesses. Media companies don't control the conversation anymore, at least not to the extent that we once did. The big hits of the past were often, if not exactly flukes, then at least the beneficiaries of limited options. Of course a film is going to be a success if it's the only movie available on a Saturday night. Similarly, when three networks divided up a nation of 200 million, life was a lot easier for television executives. And not so very long ago most of the daily newspapers that survived the age of consolidation could count themselves blessed with monopolies in their home cities.Murdoch comprend. C'est dans l'édition du 90ème anniversaire de Forbes, intitulée The Power of Networks. L'article complet est intitulé Mixed Media.
Les sites Internet des journaux vivent une croissance accélérée
Le nombre d'internautes visitant des sites Web de journaux américains a connu une hausse de 5,3% au cours du premier trimestre, a indiqué hier la Newspaper Association of America, citant des résultats d'une analyse commandée à Nielsen/NetRatings.
- Plus de 59 millions de personnes, ou 37,6% de tous les internautes actifs, ont visité des sites de journaux au cours du trimestre.
- Ce sont là les données les plus élevées enregistrées depuis le début des activités de mesure de l'Association en 2004.
- Globalement, les sites ont généré un total record de 3,1 milliards de pages vues en janvier.
23 avril 2007
Advertising Age publie le Digital Fact Pack 2007
Le titre du présent billet raconte pas mal tout l'histoire.
Un extrait:
P.-S. Je crois que la publication de cinq billets dans la même journée représente un nouveau record pour moi ;-)
Un extrait:
After breaking onto the scene a few years ago, social networking is flourishing. MySpace and Facebook continue to defy gravity, growing 72.5% and 59.2% (Feb. '07 versus Feb. '06), respectively, and, depending on what surveys you use, advertisers are set to spend between 4.7% and 7.7% of their online ad budgets on the spaceLe document complet est ici (en PDF).
P.-S. Je crois que la publication de cinq billets dans la même journée représente un nouveau record pour moi ;-)
Les magazines québécois ont de moins en moins de lecteurs (2)
J'ai reçu un courriel de la directrice de recherche d'un des grands groupes de presse québécois me demandant d'expliciter mes commentaires au sujet de la baisse du lectorat des principaux magazines québécois.
Comme son "spam filter" m'a renvoyé ma réponse, je la mets ici pour qu'elle la voie (et vous aussi du même coup). J'ai biffé ses coordonnées parce que je n'ai pas eu sa permission pour la citer en public.
Son courriel:
> Bonjour Marc,
>
> Je suis la directrice de recherche de xxxx xxxxxxxxxx.
>
> J'aimerais savoir exactement ce que vous entendez par ce commentaire en
> référence à cet article d'InfoPresse publié le 04 avril dernier
>
> « Magazines: les PMB décortiqués » :
>
> Est-ce que je peux me permettre de dire qu'il y a des gens qui ont la tête
> profondément enfouie dans le sable?
>
> Svp, j'aimerais en savoir plus.
>
> Bonne journée,
>
Ma réponse:
Bonjour xxxxxxx,
Connaissez-vous l'expression "to whistle in the graveyard"? C'est le geste que pose un enfant qui traverse un cimetière pour se remonter le moral. Je trouvais que certaines des "explications" fournies par les personnes citées étaient de cette nature.
Il me semble évident que l'industrie du magazine généraliste est en danger. De l'avouer n'est pas la fin du monde. Certains magazines ont un avenir. D'autres pas.
Entendons-nous, je ne milite pas pour la disparition du format magazine, bien au contraire: j'en suis encore un gros consommateur. Mais je constate que je suis dans la minorité.
L'autre bémol que j'ai quant aux commentaires du deuxième article d'Infopresse, c'est certaines des personnes citées ont un "petit" conflit d'intérêt. Il me semble évident que si on demande à quelqu'un dont le revenu vient du placement publicitaire si le véhicule dans lequel il (elle) place la dite pub est en danger, la personne va répondre par la négative.
Les boîtes de placement médias (et les experts dans ce domaine qui travaillent dans des boîtes généralistes) ont un énorme défi devant eux. Le nombre de médias explose. Suivre les tendances ou (encore mieux) les devancer est surement extrêmement difficile. Cela étant dit, je ne trouve pas qu'elles font preuve d'une très grande audace.
J'espère que cela répond, au moins un peu, à votre question.
MS
Comme son "spam filter" m'a renvoyé ma réponse, je la mets ici pour qu'elle la voie (et vous aussi du même coup). J'ai biffé ses coordonnées parce que je n'ai pas eu sa permission pour la citer en public.
Son courriel:
> Bonjour Marc,
>
> Je suis la directrice de recherche de xxxx xxxxxxxxxx.
>
> J'aimerais savoir exactement ce que vous entendez par ce commentaire en
> référence à cet article d'InfoPresse publié le 04 avril dernier
>
> « Magazines: les PMB décortiqués » :
>
> Est-ce que je peux me permettre de dire qu'il y a des gens qui ont la tête
> profondément enfouie dans le sable?
>
> Svp, j'aimerais en savoir plus.
>
> Bonne journée,
>
Ma réponse:
Bonjour xxxxxxx,
Connaissez-vous l'expression "to whistle in the graveyard"? C'est le geste que pose un enfant qui traverse un cimetière pour se remonter le moral. Je trouvais que certaines des "explications" fournies par les personnes citées étaient de cette nature.
Il me semble évident que l'industrie du magazine généraliste est en danger. De l'avouer n'est pas la fin du monde. Certains magazines ont un avenir. D'autres pas.
Entendons-nous, je ne milite pas pour la disparition du format magazine, bien au contraire: j'en suis encore un gros consommateur. Mais je constate que je suis dans la minorité.
L'autre bémol que j'ai quant aux commentaires du deuxième article d'Infopresse, c'est certaines des personnes citées ont un "petit" conflit d'intérêt. Il me semble évident que si on demande à quelqu'un dont le revenu vient du placement publicitaire si le véhicule dans lequel il (elle) place la dite pub est en danger, la personne va répondre par la négative.
Les boîtes de placement médias (et les experts dans ce domaine qui travaillent dans des boîtes généralistes) ont un énorme défi devant eux. Le nombre de médias explose. Suivre les tendances ou (encore mieux) les devancer est surement extrêmement difficile. Cela étant dit, je ne trouve pas qu'elles font preuve d'une très grande audace.
J'espère que cela répond, au moins un peu, à votre question.
MS
Marc Snyder
emm-ess consultants
514.244.5228
http://emm-ess.blogspot.com
emm-ess consultants
514.244.5228
http://emm-ess.blogspot.com
19 avril 2007
Un peu lecture pour mes amis journalistes dans les médias traditionnels
Dan Gillmor est un ex-chroniqueur pour le San Jose Mercury News et l'auteur de We the Media: Grassroots Journalism by the People, for the People. Il a écrit un texte pour son blogue et pour le Washington Examiner, intitulé How Media Are Evolving que je vous conseille de lire attentivement.Deux citations:
The democratization of media is not just about creation, though that has been the most notable aspect so far. Putting the tools into everyone’s hands has produced an explosion of media creation, as blogs and sharing sites such as YouTube and Flickr show us.(...)La lecture du texte complet devrait être obligatoire dans les salles des nouvelles. Tout comme son livre d'ailleurs.
We used to say that journalists write the first draft of history. Not so, not any longer. The people on the ground at these events write the first draft. This is not a worrisome change, not if we are appropriately skeptical and to find sources we trust. (...)
Patrick, Richard, Dominic, Nicolas, Bruno, Tristan, vous êtes en charge de faire circuler l'info. OK? Steve et Michel aussi d'ailleurs.
S'abonner à :
Messages (Atom)



