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22 mars 2012

Du dilemme de la rémunération à l'heure

Lee Clow, président et chef de la création de TBWA\Worldwide, fait connaître son avis sur la compensation dans les professions créatives. Et ça adonne que je suis plutôt d'accord. Le modèle de la compensation à l'heure, pratiquée notamment en communications, n'est pas optimal: une idée qui m'a pris une demi-heure à développer peut avoir des retombées qui valent des milliers de dollars pour mon client.




Lee Clow est un des créateur de 1984, la publicité iconique de Mac. Il s'exprimait dans le cadre du Agency Thought Leader Compensation Summit de la American Association of Advertising Agencies.

Voici le gros de son propos:
For 40 years, I've believed that our business and what we do is to create things. To have ideas, to tell brand stories in an artful way. But somehow every other media artist ... whether they be photographers or filmmakers, directors, people that create TV shows, people who create music, people who perform music ... all of those creative art forms have managed to figure out how to get paid for the value of what they create. Get paid, get residuals, allowed to own what creative idea they have delivered to the world. If it's a bad idea, it will pay very little. But if it's a great idea, it can pay for years and years and years.
Unfortunately, in our business, we get paid like we're doing our clients' laundry. We haven't figured out that the ideas that we create can become a very powerful asset to the brands we work for. Many of the ideas -- whether they be slogans or advertising forms and styles or a voice that we create for brands -- could be listed on the balance sheet of our clients as an asset with millions and millions of dollars in value.
Somehow we've managed to commoditize what we do so that whatever agency gets hired for the lowest price they can negotiate with the purchasing agent gets paid the same as the -- I'd like to say -- better agencies. There are more talented and less talented companies in our business, but somehow that has no role in the compensation formula.
We're supposed to be a creative business, but I think we have been probably the least creative industry in the history of the world in terms of figuring out how to get paid.

22 janvier 2012

Mes liens de la semaine

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15 janvier 2012

Mes liens de la semaine

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13 janvier 2012

Je m'en vais chez HKDP

Ça y est, c'est annoncé: j'ai accepté le poste de directeur des médias sociaux et des communications numériques chez HKDP.

Plusieurs facteurs ont influencé ma décision. Parmi ceux-ci:
  • Je suis content de faire partie d'une équipe pan-canadienne: HKDP fait partie de Hill & Knowlton Canada. Leur philosophie de "best teams" signifie que je pourrais, selon les cas, être appelé à travailler sur des mandats ailleurs au pays.
  • Le fait de diriger/coordonner les activités numériques des  professionnels, non seulement du bureau de Montréal mais aussi avec ceux de Québec, était un atout.
  • on en revient toujours à l'humain: Frédéric Bérard (directeur général à Montréal) et Simon Poitras (directeur général à Québec) sont des gens intelligents, intéressants, motivés et avec lesquels j'ai l'impression que je vais avoir beaucoup de plaisir.
Là-dessus, je vous laisse: j'ai plein d'affaires à faire en vue de commencer sur le bon pied lundi ;-)

P.-S. Je m'en voudrais de ne pas remercier Michelle Sullivan (qui quitte pour relever de nouveaux défis) pour la transition. Michelle, merci!


16 décembre 2011

Il faut penser avant de modifier des pages sur Wikipédia

Félicitations à Bell Pottinger pour sa performance dans le dossier de ses modifications de pages de l’encyclopédie en ligne Wikipédia (NB: Pour ceux qui ne sont certains, oui, c'est de l'ironie!).

Les règles encadrant la gestion des conflits d'intérêts sont claires:
Modifier un article sur un sujet où vous êtes un expert ou un spécialiste, même reconnu, n'est pas en soi un conflit d'intérêt. Cependant, si vous êtes payé pour modifier le contenu de l'encyclopédie ou si vous avez un intérêt financier quelconque en rapport avec le sujet traité, il est fortement déconseillé de contribuer à Wikipédia. Vous êtes encouragé à révéler vos liens d'intérêts sur la page de discussion et à proposer vos modifications sans les faire vous-mêmes. D'autres contributeurs actifs sur cette page jugeront alors de leur validité sur la base des principes fondateurs de l'encyclopédie. (Source: article sur les conflits d'intérêts sur Wikipedia; les emphases sont de moi)
Alors, si vous êtes une agence de communications, vous devriez vous abstenir de modifier des  pages de Wikipédia.

Et, franchement, si vous vous faites attraper, de dire que «c'était pas illégal!» n'est certainement pas la meilleure des défenses!
James Thomlinson, head of digital at Bell Pottinger said: ‘Biggleswiki is one of a number of accounts that the digital team have used to edit Wikipedia articles. This account has been in operation for over a year. I would like to point out that while we have worked for a number of clients like the Prostate Centre, we have NEVER done anything illegal!’

6 décembre 2011

Les campagnes de communications ne fonctionnent pas sur les médias sociaux


Je comprends que c'est quelque peu antinomique d'intituler un billet comme ça quand je tiens un blogue sur les communications, les relations publiques et les médias sociaux depuis près de huit ans.

Maintenant, si vous me donnez une chance de m'expliquer...

Ce que je dis, en vérité, c'est que les campagnes de communications ou de marketing utilisant les médias sociaux ne suffisent pas.

Ça fait maintenant deux textes que je publie récemment sur le fait que les médias sociaux (ou numériques) influencent plusieurs fonctions de l'organisation et qu'il faut regarder le tout d'une façon organique.

Récemment, j'ai proposé le même titre à une organisation pour une conférence qu'ils voulaient que je leur donne (ils ne l'ont pas aimé; pas assez marketing, je présume). Mon raisonnement était (et demeure) le suivant:
c'est loin d'être assez de faire en sorte que les campagnes de communication des organisations deviennent sociales; c'est l'organisation au complet qui doit le devenir (plus social). Ma conférence porterait donc, si elle est acceptée, sur l'ensemble des gestes qu'une organisation pourrait/devrait poser pour aller plus loin que les simples campagnes de marketing sur les médias sociaux. 
Voilà que je lis un billet intitulé 4 Strategies For Engaging Facebook Fans No Matter How “Unsexy” Your Brand Is sur le blogue de KISSmetrics.

Si l'auteur tentait de convaincre ses lecteurs qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une marque «sexy» pour créer une relation avec ses fans sur Facebook (cela va sans dire), c'est une tout autre confirmation que j'en ai retiré: c'est le fait que les campagnes de communications ne fonctionnent pas sur les médias sociaux.

Comprenons-nous bien: si les médias sociaux fonctionnent (et c'est le cas!), les campagnes de communications sur les médias sociaux ne fonctionnent pas.

Regardez les deux tableaux qui suivent et essayez de me contredire...

Webroot Social Media Growth

Blue Cross Social Media Progress on Facebook

Ce sont les résultats des «campagnes» de Webroot et de la Independence Blue Cross. Deux marques passablement peu sexy.

Mais est-ce que c'est payant d'avoir un «boost» comme ça si, aussitôt que la campagne est finie, la croissance cesse? À mon avis, non. Je préférerais une croissance moins abrupte mais plus soutenue. Et vous?

4 décembre 2011

Mes liens de la semaine

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22 juillet 2011

Arrêtons de parler de stratégies de médias sociaux

Les médias sociaux composent une culture, une destination; pas seulement une stratégie.

On ne devrait pas se demander seulement Quelle est ma stratégie des médias sociaux? mais aussi, et surtout, Comment puis-je faire de ma marque une marque plus sociale? 

Les médias sociaux représentent un canal de communication, un endroit de rencontre entre des individus ou entre des individus et des institutions (entreprises, gouvernements, groupes d'intérêts, etc.). La communication, elle, demeure un échange de message et, si on veut couper les cheveux en quatre, les mécanismes de transmission de ces messages.

L'objectif devrait de rendre plus sociale la communication.

Quand j'entends des gens dire qu'ils veulent augmenter leurs nombres d'abonnés sur Twitter ou d'amis sur Facebook, je dois me mordre le dedans des joues pour ne pas hurler. Le nombre d'abonnés ou d'amis n'est pas une mesure de succès!

Si c'était le cas, Charlie Sheen pourrait se féliciter de ses succès!

L'autre sujet qui me fait crier ces jours-ci, ce sont les gens qui disent qu'on peut se limiter aux médias sociaux. À mon avis, ce n'est pas vrai. Les médias sociaux sont utiles, j'irais même jusqu'à dire incontournables, mais ils ne sont pas la panacée universelle.

Les médias sociaux font partie d'un mix-marketing.

Mais le caractère social d'une marque c'est quelque chose qui peut être imbriqué dans toutes les facettes de la stratégie de communication. Comment rendre plus sociales les communications internes? Comment rendre plus sociales les commandites? Comment rendre plus sociales les relations de presse? Comment rendre plus social le service à la clientèle? Comment rendre plus social notre site Internet?

Voilà les questions que, j'espère, nous entendrons de plus en plus souvent.


14 juin 2011

Les médias sociaux et les relations publiques


J’ai souvent dit que les médias sociaux sont dans l’ADN des gens de relations publiques. Plus que dans celui des gens de marketing, de publicité ou de web.

Pourquoi? Parce que les gens de relations publiques sont habitués aux situations complexes, qui évoluent rapidement, qui ont de nombreux groupes-cibles et où ces groupes-cibles réagissent aux messages qui leur sont destinés.

Richard Edelman, le président de la firme de relations publiques du même nom, en parlait récemment à la conférence de la Public Relations Society of America. Voici ce qu’il en pense, tiré du billet de blogue qu’il a publié il y a quelques jours:
(…)Public Relations has a Complexity Advantage. Today we live in a global stakeholder society that operates with diminished trust, multiple media channels and a dispersion of authority. The “talk-at” one-way approach of advertising is useful but not sufficient. PR is a means of establishing a discussion among interested parties on complicated topics, from nuclear energy’s future to obesity for food companies to permission to build a new high speed train on the West Coast of the U.S. We have the advantage of engaging and mobilizing experts, interacting with media - which is the most important source and amplifier of quality information--and facilitating reviews and input from people through direct experience with brands.

 

26 février 2011

18 janvier 2011

Mes billets professionnels

Ceux et celles qui se demandent où sont mes billets portant sur les blogues et médias sociaux et leurs impacts sur les relations publiques peuvent les trouver sur le site Internet d'Octane Stratégies. On peut aussi s'y abonner par courriel.













On peut également suivre le tout sur la page Facebook d'Octane, ainsi que sur nos profils Twitter et LinkedIn.

 

13 janvier 2011

Les vidéos, les médias sociaux et les relations publiques

Entrevue avec Carlos Dominguez, vice-président senio chez Cisco, qui discute de l'importance du vidéo dans l'exécution de stratégies de communications corporatives.



 

24 février 2010

Des statistiques sur les médias sociaux dans les grandes entreprises

Je ne suis pas certain que je vais pointer vers des compétiteurs bien souvent mais, cette fois, je ne peux pas m'en empêcher. Burson-Marsteller a rendu publique une étude de l'engagement des 100 plus grandes entreprises de la revue Fortune:
Burson-Marsteller’s Fortune Global 100 Social Media Check-up study demonstrates that most companies have dipped their toes in the social media world — some with a big splash and others with a timid ripple — and that simple, responsible engagement in social media can reap big rewards in building relationships with stakeholders online. We explored the use of social media among Fortune Global 100 companies based on their involvement in Twitter, Facebook, YouTube and corporate blogging.
Toutes plateformes confondues:
  • 79% des entreprises utilisent au moins un des quatre outils sondés
  • 20% des entreprises utilisent les quatre
Twitter
  • 65% utilisent Twitter pour des fins corporatives
  • le nombre de tweets moyen hebdomadaire est de 27
  • 38% des entreprises utilisent leur compte pour répondre publiquement à des questions ou des commentaires des autres utilisateurs
  • le nombre de «followers» est de 1489 pour chaque entreprise qui «follow» elle-même 731 autres utilisateurs
Facebook
  • 54% des entreprises étudiées ont une «fan page» (c'est plus élevé aux États-Unis avec 69%)
  • Seulement 59% des entreprises qui en ont une l'utilisent
  • Le nombre d'adeptes est passablement plus élevé sur Facebook que sur Twitter (41 000 adeptes par entreprise)
YouTube
  • 50% des entreprises ont un compte YouTube
  • 68% de celles-ci l'utilisent activement (une moyenne de 10 nouveaux vidéos par mois)
  • le nombre de views moyen mensuel est de près de 40 000
  • plus de la moitié des comptes ont reçu des commentaires
Blogues
  • le tiers des entreprises ont un blogue (plus dans la région Asie-Pacifique et moins en Europe)
  • le nombre moyen de billets mensuel est de 7
Voici le lien vers le site de Burson où vous trouverez un PDF et une présentation PowerPoint qui explique le tout.

Maintenant, je l'apprécierais grandement si quelqu'un pouvait m'expliquer comment ça se fait que cette étude n'est ni sur le site de NATIONAL (Burson-Marsteller est le partenaire de NATIONAL à l'échelle internationale), ni sur celui de Saint-Jacques Vallée Young & Rubicam (Burson-Marsteller appartien à Young & Rubicam). Et, non, je n'ai pas écrit ce dernier paragraphe pour tirer la pipe à qui que ce soit. Je suis vraiment curieux.

26 mars 2008

Colloque Parle Parle Jase Jase

Je suis une dizaine de jours en retard pour écrire ce billet qui concerne ma présentation au Colloque Parle Parle Jase Jase mis sur pied par les jeunes de la Société québécoise des professionnels des relations publiques.

D’abord un mot pour remercier la présidente, Sophie Labelle (qui a récemment créé son blogue), pour l’invitation. Merci aussi à Michelle Sullivan qui, si je ne me trompe pas, m’a proposé comme conférencier. Enfin, merci à tous les participants qui ont eu la gentillesse d’applaudir avant ET après ma présentation.

J’en suis sorti plutôt optimiste pour l’avenir de la profession. Même si la grande majorité des participants, qu’ils soient encore aux études ou nouvellement sur le marché du travail, reconnaissaient qu’ils ne connaissaient pas grand-chose aux blogues et aux médias sociaux (et que leurs professeurs et leurs patrons, encore moins), il y avait là une grande ouverture d’esprit et une grande volonté d’apprendre.

J’ai promis aux participants que je mettrais en ligne les liens vers les blogues et les sites que j’ai mentionné. Les voici. C’est sûr que ceux qui n’ont pas vu la présentation vont avoir de la difficulté à suivre ; tant pis pour vous. Vous n’aviez qu’à être là ;-)
En espérant que cela puisse vous être utile.

9 janvier 2008

Les larmes de Hillary Clinton

Hillary Clinton a eu un moment d'intense émotion lundi. En fait, elle était au bord des larmes.

Hier, j'ai reçu une demande d'entrevue hier d'une journaliste du Journal de Montréal qui voulait savoir ce que je pensais que cela aurait comme effet sur sa campagne.

J'ai refusé de me prononcer parce que, comme plusieurs le savent, je travaille notamment avec Helen Fotopulos, la mairesse de l'arrondissement Plateau-Mont-Royal. Et comme j'aurais dit que cela aurait un effet positif (à mon avis) sur la campagne de Mme Clinton, mes propos couraient le risque d'avoir l'air d'être "arrangés avec le gars des vues".

J'aurais dû! Luc Dupont, Thierry Giasson (deux professeurs d'université) (voir la mise à jour plus bas) et Christine Saint-Pierre (ex-journaliste et ministre à Québec), eux, ont tous accepté. Et ils ont tous les trois dit que cette réaction de Mme Clinton aurait des effets négatifs.

Et voilà que Mme Clinton s'en va gagner les primaires au New Hampshire!

Quelques détails sur les résultats:
  • Alors qu'elle s'est fait devancer par M. Obama chez les femmes en Iowa, elle le devance au New Hampshire (46% à 34%).
  • Alors qu'elle a remporté moins de 20% des votes des "indépendants" en Iowa, elle en remporte près du tiers au New Hampshire.
  • Enfin, chez ceux qui se sont décidés à la dernière minute, les deux candidats sont à peu près à égalité au New Hampshire alors que ceux-ci avaient penché pour Obama en majorité en Iowa (33% à 22%)
Maintenant, qu'est-ce qu'en pense le porte-parole d'Obama?
“Did her choking up have a positive effect among women? Did they say, ‘We are not going to run her out of the race here’?”

“There is no other reason we can see. Every poll showed us even with Clinton with women, and then we lose women to her. There was a big gender gap that didn’t show up until yesterday.”
Ça m'apprendra à ne pas commenter!!!

Mise à jour:

Thierry Giasson m'écrit:
Je lis avec surprise sur votre blogue que l'on m'aurait fait dire dans un article du Journal de Montréal que la moment d'émotion d'Hillary Clinton causerait des effets négatifs à sa campagne. C'est pourtant exactement le contraire que j'ai dit à la journaliste et qu'elle a rapporté dans son article.
C'est tout à fait exact. J'ai lu l'article trop rapidement et j'ai manqué une partie de la citation de M. Giasson. En effet, M. Giasson affirme: «Hillary s'est montrée vulnérable, mais ce n'est pas nécessairement négatif. Elle a réussi à toucher certaines personnes.» Ça m'apprendra à aller trop vite.

4 octobre 2007

Les médias sociaux de plus en plus populaires

Voici diverses statistiques tirées du sondage Ipsos-Reid (Online Socialization, Social Networking and Online Communities) qui fait partie du Ipsos Canadian Inter@ctive Reid Report.
  • 37% des Canadiens ont utilisé l'un ou l'autre des médias sociaux.
  • Plus ils sont jeunes, plus ils les utilisent: c'est 63% chez les 18-34, 29% chez les 35-54 et 20% chez les 55 ans et plus.
  • 29% des Canadiens se sont inscrits à l'un ou l'autre des médias sociaux.
  • Encore une fois, il y une corrélation avec l'âge. Pour les mêmes groupe d'âge, les pourcentages sont 55%, 21% et 9%
  • Les usagers canadiens passent 5,4 heures par semaine à utiliser leurs médias sociaux préférés.
Au sujet de Facebook:
Facebook is the most popular online social network among Canadian adults with a personal profile on such a site. Two-thirds of adult Internet users in Canada who have placed a personal profile on an online social network or online community have one on Facebook (65%), compared to one-in-five with a personal profile on Classmates.com (20%), one-in-seven with a profile on MySpace (15%) and one-in-eight with a profile on Windows Live Space (13%). Facebook users spend the most time online using the site per week, an average of 5.9 hours, among all online social network users in Canada.

Les utilisateurs des médias sociaux sont parmi les meilleures clientèles cible: ils reviennent souvent, ils comparent leurs choix d'achats en ligne, ils achètent en ligne, ils cliquent sur les bannières plus souvent que les autres visiteurs...

Toutes des bonnes raisons pour utiliser les médias sociaux pour vos campagnes de communications.

Le communiqué de presse est ici.

19 juillet 2007

Les blogues sont une bonne source d'information, selon un sondage canadien

Cette affirmation est tirée du communiqué de presse émis par Ipsos-Reid:
(...) two thirds of adult Internet users in Canada say they feel the information in blogs is a reliable way to keep up-to-date on new technology (10% very/ 54% somewhat reliable), one in eight (13%) feel the information is not at all reliable. (...)
En clair, cela signifie que la majorité des gens qui visitent des blogues font généralemenet confiance à l'information qu'ils tirent.

Mais le potentiel des blogues est encore plus clair quand on regarde les statistiques suivantes:
The potential of blogs in marketing campaigns really shows through when we consider how they could affect a product purchase decision. When asked what impact positive comments regarding a product or service in a blog would have on the likelihood of purchasing it, one-in-ten adult Canadian Internet users said it would make them much more likely to purchase (10%) the product and half said it would make them somewhat more likely to purchase (51%). The effect of negative comments in a blog is a little stronger, with one in eight saying that negative comments about a product or service would make them much less likely to purchase (12%) and just over half saying it would make them somewhat less likely to purchase (54%).

Maggie Fox en parle aussi.

1 mai 2007

Blogues corporatifs et marketing - Réponse au billet de Stéphane Gauvin

Suite à mon billet de la semaine dernière où je contredisais Stéphane Guérin, celui-ci à fait suivre son billet et le mien à son professeur de marketing, Stéphane Gauvin, qui commente nos deux billets ici.

Comme ma réponse au commentaire de Stéphane Gauvin (je sais que c'est un peu mêlant le fait qu'ils s'appellent tous les deux Stéphane) est un peu longue, je me suis dit que je la mettrais ici.
Vous dites: La question intéressante est de savoir si un blog corporatif est assimilable à une activité de relation publique, à une activité publicitaire, ou les deux à la fois, selon les circonstances.

Si c'est ça la question, la réponse est facile: les deux à la fois, selon les circonstances. Ou, en clair, ça dépend.

Il y a deux raisons pour lesquelles j'ai contredit Stéphane Guérin: la limitation des définitions des types de blogues (je fais le postulat qu'il y a autant de types de blogues qu'il y a de types de blogueurs multiplié par le nombre d'objectifs que chacun d'entre eux se fixe) et l'inadéquation entre les objectifs qu'il identifiait (essentiellement des objectifs de RP) et la discipline qu'il identifiait (le marketing).

Selon la SQPRP, les relations publiques sont "une fonction de direction, de gestion et de communication visant à établir, maintenir et promouvoir des relations de confiance, fondées sur la connaissance et compréhension mutuelle entre un organisme et ses publics, respectant leurs droits et leurs besoins".

Quand je regarde les objectifs évoqués par Stéphane, je trouve que ça ressemble pas mal à ça, plutôt qu'à créer de la valeur auprès d'une cible, pour reprendre vos termes.

Je vais avoir l'air d'un vieux chialeux (ça ne serait pas la première fois) mais j'ai aussi un petit problème avec votre billet.

Vous dites aussi: Ma première réaction est de dire que les activités couvertes par les relations publiques sont habituellement considérées comme étant un sous-ensemble des activités marketing.

Pas vraiment. Les relations gouvernementales et les communications internes ne sont que deux exemples d'activités reliées aux RP qui ne visent pas à créer de la valeur auprès d'une cible, pour reprendre vos termes. Il n'y a que les gens de marketing qui pensent que les RP sont un "sous-ensemble" du marketing ;-)

Cela étant écrit, je suis plutôt d'accord avec vous qu'avec la venue du web, les définitions que nous utilisions quand j'ai commencé dans le domaine sont en voie de devenir caduques.

Respectueusement,

MS

26 avril 2007

Blogues corporatifs et marketing - Réponse au billet de Stéphane

Stéphane Guérin a écrit un billet au sujet des blogues corporatifs et du marketing avec lequel j'ai une couple de problèmes. J'espère qu'il me pardonnera.

Premièrement, si le titre du billet parle de marketing, le texte parle de toutes sortes de choses mais surtout d'objectifs de relations publiques.

Wikipedia définit le marketing comme étant:
une discipline qui cherche à déterminer les offres de biens et services en fonction des attitudes des consommateurs et à favoriser leur commercialisation
Les relations publiques y sont définies comme étant:
un ensemble de techniques de communication destinées à donner une image favorable à une personne ou une organisation publique ou privée, développer une relation de confiance, d’estime et d’adhésion entre une entreprise, une marque et de multiples publics.
Donc quand Stéphane parle de «créer des liens», «solidifier une communauté», «des nouvelles commentées de l’industrie», «un article expliquant une nouvelle technologie", «crée(r) de l’excellent contenu pour les outils de recherche», «apporte(r) une dimension humaine à l’entreprise», on voit bien que l'on est dans le domaine des relations plutôt que dans le domaine du marketing.

Cela étant dit, certains aspects positifs des blogues peuvent avoir des effets marketing. Plusieurs ont écrit sur le sujet en disant (avec raison) qu'un blogue d'entreprise peut être un excellent outil de recherche sur les besoins, les désirs et les critiques des consommateurs notamment. Un (potentiellement) immense groupe témoin.

Mon deuxième problème, c'est quand il écrit:
Un blogue d’entreprise pourrait être :

1) Formel où seules les communications officielles sont publiées
2) Informel où plusieurs employés participent au blogue
3) Indirect où le blogue est externe au site de l’entreprise
Bien sûr, c'est vrai. Mais c'est extrèmement limitatif. Les blogues de Mark Cuban, Bill Marriott, Carole Brown ne rentrent pas dans aucune de ces cases. Les blogues Jonathan Schwartz ou Bob Parsons non plus.

Où est-ce que je veux en venir? Au fait qu'un blogue, c'est ce que vous en faites. Selon les objectifs que vous vous êtes fixés. Dire qu'un blogue suit le modèle A, B ou C ne marche pas. C'est comme dire "un roman peut être drôle, triste ou épeurant». Il n'y a pas limites aux genres de romans. Il n'y a pas de limites aux genres de blogues.

Mon troisième problème est lorsque décrit plus en détails les «blogues formels où seules les communications officielles sont publiées». Mettons que l'on utilise les cinq exemples que je viens de citer (tous des blogues tenues par une seule personne qui publie notamment des billets au sujet de communications officielles), les critiques qu'il fait du modèle deviennent, en grande partie, caduques.

Enfin, mon dernier problème est, toujours dans le modèle des «blogues formels où seules les communications officielles sont publiées», quand Stéphane écrit que:
Dans (ce) cas, il s’agit d’un complément aux traditionnels communiqués de presse. On utilisera le blogue comme un autre canal de diffusion pour annoncer les nouvelles de l’entreprise. L’utilisation du blogue n’apporte pas de valeur ajoutée à une simple section « Nouvelles » d’un site web.
C'est faux. Sans même y réfléchir, je vais mentionner qu'un blogue a, par rapport à une section «nouvelles», les avantages a) d'être moins dispendieux, b) d'être plus facile à mettre à jour, c) de faciliter abonnement (via RSS ou courriel), d) d'être commentable, etc.

24 avril 2007

Les erreurs commises par les entreprises qui tentent de bloguer (4)

Je continue ma série d'articles sur les erreurs que commettent les entreprises lorsqu'elles s'intéresse à la blogosphère (ou vice versa) avec un cas où l'entreprise a omis d'être à l'écoute de la blogosphère et d'y réagir en temps opportun.

Les premiers billets sont ici, ici et ici.

Kryptonite, ça vous dit quelque chose? C'est pas seulement la matière qui est si dommageable pour Superman, c'est aussi le nom d'une compagnie de cadenas de vélo (c'est sur la base de leur modèle que tous les "cadenas en U" ont été copiés). C'est aussi la première compagnie qui a fait l'objet d'une grave crise née dans la blogosphère.

Le tout commence le 12 septembre 2004 avec un message sur le forum bikeforums.net qui affirme que l'on peut ouvrir un cadenas Kryptonite en moins de trente secondes avec un simple stylo Bic. Le lendemain, le 13, un autre membre du forum met en ligne un vidéo démontrant que c'est facilement faisable. Le lendemain, le 14, Metafilter embarque sur la piste, suivi de Engadget et de plusieurs autres. Soulignons que le billet sur Engadget est encore le 4ième résultat si on cherche Kryptonite avec Google.

Kryptonite ne commente pas; la blogosphère présume que l'entreprise n'est même pas au courant parce qu'elle n'est pas à l'écoute.

Ce n'est qu'après que le New York Times ait publié The Pen is Mightier Than the Lock le 17 septembre que la compagnie a semblé se réveiller et a publié une déclaration sur son site. Évidemment, à ce moment, il était trop tard. Les agences de presse et les autres médias ont suivi l'histoire. Le tout se conclue avec une décision le 22 septembre de remplacer tous les cadenas que les consommateurs souhaitent retourner.

Par la suite, Donna Tocci, la responsable des relations publiques de Kryptonite communique avec Shel Israel et Robert Scoble (qui sont en train de rédiger leur livre Naked Conversations) pour présenter son point de vue en juillet 2005.

Puis, elle lance son blogue personnel (qu'elle décrit comme étant Donna's thoughts on public relations, marketing, cycling, events, NASCAR and other random tidbits).

Il y a deux semaines Krypronite publiait le billet inaugural de son blogue corporatif, Unbreakable Bonds.
So. We’re officially here. In the blogosphere. Finally.
La conclusion:
  • Si vous n'êtes pas à l'écoute, vous courrez le risque qu'une crise latente couve dans la blogosphère. Rappelez-vous que ceux qui parlent de vous (en bien ou en mal) font partie de votre public cible.
  • Si vous apprenez qu'une situation comme cell-là vous guette, préparez une déclaration qui pourra rapidement être postée sur votre site web. C'est là qu'on va aller chercher l'information!

Voir tous les billets dans la série.