26 août 2011

Luc Ferrandez n’a pas raison

Source photo: http://radicarl.net/ 
Non Patrick, au fond, Luc Ferrandez n’a pas raison. À moins qu’on se limite aux diagnostics. Parce que lorsqu’on regarde les solutions qu’il propose, ça ne marche pas, mais alors pas du tout.

M. Ferrandez identifie l’étalement urbain comme un problème qui a pour conséquence que les gens habitent, de plus en plus, à l’extérieur de la ville mais viennent y travailler en auto. C’est là un problème identifié, notamment, par Jane Jacobs dans le magistral Death and Life of Great American Cities (publié en 1961!) et qui fait consensus chez tous ceux qui s’intéressent à la question du développement montréalais depuis au moins le milieu des années 90.

Je me souviens très bien avoir entendu Jean Doré s’en plaindre alors qu’il était maire!

L’étalement urbain (et son corolaire, l’automobile) est la conséquence des poids politiques relatifs de Montréal et de ses banlieues sur l’échiquier québécois.

Les partis politiques québécois se balancent de Montréal et se préoccupent des banlieues. La première n’a pas d’influence sur le résultat des élections (on sait déjà comment se terminera l’élection dans la grande majorité des comtés de l’île) et les deuxièmes ont un poids prépondérant (les élections se gagnant dans le 450 et le 819).

Qu’il soit bleu ou rouge, à chaque fois que le gouvernement accepte de dézoner une terre agricole pour y permettre de la construction résidentielle, qu’il élargit une route ou prolonge une autoroute, ou qu’il refuse la diversification des sources de revenus de la Ville de Montréal, c’est une autre invitation en or aux jeunes familles de continuer à « drive until you can buy ».

Les banlieues sont donc de plus en plus attirantes pour les automobilistes. Soit.

Là où le bât blesse, c’est quand la solution de M. Ferrandez est rendre la ville moins intéressante pour ceux-ci!

C’est vrai, les résidants du Plateau (et j’en suis) ont un comportement exemplaire en matière de transport. Proportionnellement, ils utilisent plus la marche, le vélo et les transports en commun dans leurs déplacements que leurs concitoyens. Ils sont également sont moins susceptibles d’être propriétaire d’une auto. En parallèle, notamment à cause de leur situation géographique (près du centre-ville et de la montagne), ils vivent la situation totalement inéquitable de voir des centaines de milliers d’automobilistes traverser le territoire sans s’y arrêter.

Les automobiles qui transitent par le Plateau, je connais!

Mais voyez-vous, près de la moitié des ménages du Plateau sont également propriétaires et utilisateurs d’une auto. Et quand ces résidants les utilisent, ils devraient pouvoir le faire sans se faire suer (et je me retiens de ne pas utiliser un autre verbe ici!) par leurs élus.

Ce n’est pas en congestionnant les rues locales du Plateau et en diminuant la qualité de vie de ses résidants (qu’ils soient automobilistes ou non) que nous désengorgerons les routes de la région métropolitaine.

21 août 2011

Mes liens de la semaine

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19 août 2011

Google+ croît plus vite que n'importe quelle autre plateforme de médias sociaux

J'écrivais récemment que les médias sociaux sont adoptés plus rapidement que tous les précédents et je précisais que l'adoption de Google+ avait été plus rapide que celle de Facebook, Twitter et MySpace. Voici, tiré du blogue de Brian Solis (que je vous recommande fortement), de quoi ça a l'air sous forme de tableau.

14 août 2011

Mes liens de la semaine

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12 août 2011

Qui se souvient des blogroll?

Le blogroll était quelque chose de populaire quand j'ai commencé à bloguer. On en avait tous un. C'était notre façon de mettre en évidence les blogues que nous lisions. C'est quelque chose qui est peu à peu disparu. Parfois traduit par le terme «blogoliste», le blogroll est (selon Wikipedia) «l'ensemble des liens vers d'autres blogs présentés par un blogueur sur son carnet Web, souvent présenté sur une page dédiée ou sous forme de menu latéral sur la page principale».

Tout ça pour dire que j'ai à jour la mienne. L'idée de le faire m'est venu hier en répondant à la question d'une lectrice (bonjour Emilie!) qui me demandait des suggestions de lecture.

Mais ça m'amène à me questionner: Avez-vous un blogroll sur votre blogue? Si non, pourquoi pas? Et, selon vous, pourquoi est-ce que cette tradition est (pratiquement) disparue?

11 août 2011

Appartement à sous-louer

Ma copine souhaite sous-louer son appartement, un 4 ½ (deux chambres fermées), meublé, du 1er septembre 2011 au 1er juillet 2012 (avec possibilité de renouvellement).

Situé en plein cœur du Mile-End, au coin des rues Bernard et Saint-Urbain, à proximité de la station de métro Rosemont, des circuits d’autobus 46, 55, 160, 161, 363 et 370, l’appartement est idéal (notamment) pour les employés d'Ubisoft ou encore pour des étudiants de l’Université McGill et l’Université de Montréal.

La cuisine inclut les électroménagers (poêle, réfrigérateur et cafetière), la table et 4 chaises, ainsi que l’ensemble du rangement, vaisselle, coutellerie et batterie de cuisine nécessaires. La salle de bain inclut laveuse et sécheuse, avec rangement. Le salon inclut divan, fauteuil, télévision, lecteur DVD et bibliothèque. Une chambre peut inclure un divan-lit double. La deuxième chambre peut inclure un lit simple.

L’appartement a une assez grande terrasse avec l’ameublement (table et chaises) inclus.

Le loyer est fixé à 1100 $/mois chauffé.

Vous pouvez nous rejoindre au 514 244-5228 ou au 514 889-8029.









10 août 2011

Morgan Spurlock et “The Greatest Movie Ever Sold”

Dans cette conférence, il nous dit notamment:
What I always believe is that if you take chances, if you take risks, that in those risks will come opportunity. I believe when you push people away from that, you’re pushing them more towards failure. I believe that when you train your employees to be risk adverse, then you’re preparing your whole company to be reward challenged. I feel like that what has to happen moving forward is that we need to encourage people to take risk. We have to encourage people to not be afraid of opportunities that may scare them. Embrace fear! Embrace risk! And ultimately we have to embrace transparency. Today, more than ever, a little honesty is going to go a long way.

Traduction: Prenez des chances! Prenez des risques! Soyez transparent!



Morgan Spurlock est l'auteur/réalisateur des documentaires Super Size Me et Where in the World is Osama Bin Laden? 

La vidéo est tirée d'une conférence TED (Technology Entertainment Design) en mars 2011. TED a été fondée en 1984 et se tient annuellement depui 1990. L'événement est maintenant organisé par l'ex-journaliste et éditeur Chris Anderson et sa fondation consacrée à «favoriser la propagation de grandes idées» (Ideas Worth Spreading). Avant que vous ne cliquiez sur le lien vers les autres conférences (celui-ci), je dois vous avertir: il est très facile de passer la journée à consommer certaines des conférences les plus inspirantes que vous aurez vues.


Des 50 gouverneurs américains, 47 utilisent Facebook et Twitter

Selon Stateline, un service du Pew Center on the States, 47 utilisent Facebook et Twitter, 27 utilisent Flickr (un service de partage de photos) et 37 utilisent YouTube.

Un tableau récapitulatif est mis à jour quotidiennement.

9 août 2011

Les médias sociaux adoptés plus rapidement que tous les précédents

Il a fallu 38 ans à la radio, 13 ans à la télévision pour atteindre 50 millions d'auditeurs et de téléspectateurs, respectivement.

Contraste: Il a fallu 4 ans à l'Internet, 3 ans au iPod et 2 ans à Facebook pour atteindre 50 millions d'utilisateurs.

Plus encore, plus récemment, Facebook a ajouté 100 millions d'utilisateurs en 9 mois. Et Google+ a atteint 10 millions d’utilisateurs en 16 jours (852 et 780 jours respectivement pour Facebook et Twitter).

Pour arriver à 25 millions d'utilisateurs Google+ a pris 28 jours (du 28 juin au 24 juillet), alors que ça a pris approximativement 36 mois à Facebook, 32 mois à Twitter et 20 mois à MySpace pour atteindre ce palier.

Conclusion: Plus le temps passe, plus le temps nécessaire pour adopter une nouvelle technologie diminue.

8 août 2011

Une politique d'utilisation des médias sociaux qui nous vient d'Australie

Le ministère de la Justice de la province de Victoria en Australie a rendu publique sa politique d'utilisation des médias sociaux.

Elle fait (correctement) la différence entre l'utilisation des médias sociaux à titre de porte-parole de l'organisation et l'utilisation qui est faite à titre personnel par les autres employés.

De plus, on réfère aux autres politiques d'encadrement des employés.

Enfin, elle spécifie les conséquences d'y contrevenir.

Mais adopter une politique d'utilisation des médias sociaux, ce n'est que la première étape. Par la suite, il faut la communiquer, d'une façon compréhensible, à ses employés. Et c'est là qu'on est surpris de la qualité du travail. Voyez vous-même:



Merci à Mark Blevis qui m'a pointé dans cette direction avec son article de la semaine dernière. 

7 août 2011

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1 août 2011

Une politique d'utilisation des médias sociaux, ça urge!

Seulement 25% des organisations auraient une politique d'utilisation des médias sociaux. C'est ce que nous apprend Marketing Sherpa dans cet article.

À la question What is the status of a policy to regulate the use of social media by employees representing your organization?, 25% des 3300 répondants affirment que leur organisation a une politique d'utilisation des médias sociaux par leurs employés, 19% seraient en train de l'écrire, 36% reconnaissent le besoin mais n'ont pas encore commencé à y travailler et 20% n'en voient même pas l'utilité.

À la suite de la publication de l’article Les réseaux sociaux au travail : une politique d’utilisation est nécessaire dans le journal Les Affaires, j'avais écrit un article pour le site d'Octane Stratégies (où je travaillais à l'époque) où j'identifiais quelques-uns des éléments qui me paraissent importants dans l’élaboration et l’adoption d’une telle politique de gestion des médias sociaux.

1. Les attentes que l’organisation a envers ses ambassadeurs

Que ce soit vis-à-vis de ses employés (responsables des médias sociaux ou non) ou encore de ses membres, l’organisation doit être claire sur ses attentes.

2.La transparence

Le Parti libéral du Québec s’est fait taper sur les doigts dans ce reportage de Pierre Duchesne à l’émission Les coulisses du pouvoir à Radio-Canada parce que certains de ses employés utilisent Twitter pour féliciter le travail du gouvernement et ce, sans s’identifier comme employés du parti. Je recommande toujours aux organisations de dire à leurs employés d’être transparents avec leurs biais. D’ailleurs, sur mon blogue personnel, j’ai une page qui explicite clairement qui je suis et dans quel contexte j’utilise mon blogue.

3. La formation

Je propose qu’un document d’information et de formation soit écrit et distribué à l’ensemble des employés pour les sensibiliser aux médias sociaux. De plus, vous pourriez créer une page sur votre Intranet où les différentes informations relatives aux médias sociaux pourraient être colligées.

4. La réglementation

De plus en plus, on aura des lois ou des règlements encadrant la gestion des médias sociaux. On sait qu’aux États-Unis, la Federal Trade Commission a publié des règles sur ces questions. La Financial Industry Regulatory Authority, qui gouverne les valeurs mobilières aux États-Unis, a fait de même. Est-ce que vous respectez la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels dans vos travaux sur les médias sociaux?


5. La confidentialité

Vous devriez adapter les textes que vous avez déjà concernant la confidentialité des informations (et particulièrement des informations propriétaires et des renseignements nominatifs) pour englober les médias sociaux et les autres forums publics que l’on retrouve sur Internet.


6. La gestion du temps

Acceptez-vous que vos employés, autre que ceux qui sont nommément responsables des médias sociaux, les utilisent? Pourquoi pas? Ils pourraient notamment les utiliser dans un contexte de développement professionnel ainsi que pour passer vos messages vers leurs propres réseaux.


7. La propriété des comptes

Il faut penser aux deux types de comptes: personnels et professionnels. Vos employés se créent des comptes tous les jours; s’ils les utilisent dans un contexte professionnel où leur utilisation fait partie de leur mandat, est-ce qu’ils en gardent la propriété lorsqu’ils vous quittent. C’est certain que Dell s’est posé la question avant d’autoriser la création du compte @RichardAtDell que gère Richard Binhammer pour l’entreprise.


8. La marche à suivre pour répondre aux questions et aux commentaires

Vos publics posent des questions et passent des commentaires au sujet de vos produits et services ou encore de leur expérience-client chez vous. Si les gens qui font la vigie des médias sociaux pour vous (vous avez quelqu’un qui fait ça, non?) ne connaissent pas la réponse ou l’explication, comment font-ils pour l’obtenir? Il existe plusieurs procédures que vous pourriez choisir pour répondre à ces défis. Il suffit d’en choisir une et de la suivre.


9. Les commentaires

Est-ce que vous permettez les commentaires sur votre blogue, votre page Facebook ou votre canal YouTube? Si oui, lesquels? Sinon, pourquoi? Le fait d’adopter une politique de gestion des médias sociaux qui comprend un chapitre sur les commentaires vous permettra, en toute transparence, d’expliquer les raisons de vos actions.


10. Les conséquences

Que faites-vous si l’un de vos ambassadeurs transgresse votre politique? On ne parle pas, bien sûr, d’imposer la peine capitale: on est quand même dans un domaine passablement fluide où l’expérimentation est souvent encouragée. Cela étant dit, si jamais vous avez à imposer des sanctions, vous aurez des bases écrites sur lesquelles vous appuyer.

Bon. Je m’arrête à dix éléments qui devraient figurer dans une politique de gestion des médias sociaux. J’en ajouterai certainement d’autres à une date ultérieure. En attendant, si vous avez des ajouts à faire ou des questions à poser, n’hésitez pas…

31 juillet 2011

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24 juillet 2011

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22 juillet 2011

Arrêtons de parler de stratégies de médias sociaux

Les médias sociaux composent une culture, une destination; pas seulement une stratégie.

On ne devrait pas se demander seulement Quelle est ma stratégie des médias sociaux? mais aussi, et surtout, Comment puis-je faire de ma marque une marque plus sociale? 

Les médias sociaux représentent un canal de communication, un endroit de rencontre entre des individus ou entre des individus et des institutions (entreprises, gouvernements, groupes d'intérêts, etc.). La communication, elle, demeure un échange de message et, si on veut couper les cheveux en quatre, les mécanismes de transmission de ces messages.

L'objectif devrait de rendre plus sociale la communication.

Quand j'entends des gens dire qu'ils veulent augmenter leurs nombres d'abonnés sur Twitter ou d'amis sur Facebook, je dois me mordre le dedans des joues pour ne pas hurler. Le nombre d'abonnés ou d'amis n'est pas une mesure de succès!

Si c'était le cas, Charlie Sheen pourrait se féliciter de ses succès!

L'autre sujet qui me fait crier ces jours-ci, ce sont les gens qui disent qu'on peut se limiter aux médias sociaux. À mon avis, ce n'est pas vrai. Les médias sociaux sont utiles, j'irais même jusqu'à dire incontournables, mais ils ne sont pas la panacée universelle.

Les médias sociaux font partie d'un mix-marketing.

Mais le caractère social d'une marque c'est quelque chose qui peut être imbriqué dans toutes les facettes de la stratégie de communication. Comment rendre plus sociales les communications internes? Comment rendre plus sociales les commandites? Comment rendre plus sociales les relations de presse? Comment rendre plus social le service à la clientèle? Comment rendre plus social notre site Internet?

Voilà les questions que, j'espère, nous entendrons de plus en plus souvent.


21 juillet 2011

Marshall McLuhan aurait 100 ans aujourd'hui

Il est cité ici en train de faire une prédiction sur notre connectivité via «electronic circuitry» pendant l'émission de Take 30 (à la CBC) du 1er avril 1965.




 

20 juillet 2011

Quel est le plus important des médias sociaux?

Facebook et Twitter sont importants, mais c'est LinkedIn qui est le plus important... selon les internautes utilisateurs de médias sociaux.

C'est l'une des conclusions de l'étude The S-Net (A Study in Social Media Usage & Behavior) publiée par ROI Research et commanditée par Performics (une filiale du Groupe Publicis).

C'est Facebook qui est le plus fréquemment visité (70% des répondants visitent Facebook quotidiennement versus 20% qui visitent LinkedIn quotidiennement). Mais à la question «Quel est le site sur lequel c'est le plus important d'avoir un profil?», LinkedIn est celui qui mène avec 59% des répondants (versus 41% l'an dernier).

Cette augmentation de 43% (de 41% à 59%) me semble représentative de la situation au Québec. Et vous?

P.-S. Mon profil sur LinkedIn est ici. N'hésitez pas à m'ajouter à vos contacts.

N.-B. Le sondage compte 2 997 répondants.

18 juillet 2011

Bannir les médias sociaux au travail, c'est contre-productif!


La majorité des PME américaines interdisent l'usage personnel des médias sociaux au travail (en fait 62%), selon une étude réalisée par la firme américaine de sécurité Panda (un fournisseur de produits antivirus). 

Je reconnais des risques à l’utilisation des médias sociaux au travail : productivité réduite, introduction éventuelle de virus dans le système, coût de la bande passante, etc. Mais j’affirme que, malgré ces risques, c’est là une décision contre-productive.

Avec l'avènement des ordinateurs personnels à la maison et l’augmentation fulgurante de l'utilisation des téléphones intelligents, nous utilisons nos interfaces avec Internet partout. Tout le temps. Et on s’améliore sans arrêt.

Dans ce contexte, les technophiles et, à plus fort titre leurs enfants,  ont de la difficulté à comprendre (et à accepter!) que leur lieu de travail ne fonctionne pas comme dans la «vraie» vie. Parce l’accès à Internet et aux médias sociaux, ça fait partie de la vraie vie.

La différence entre le travail et partout ailleurs, c'est que, au travail, nous sommes limités dans nos choix numériques. Nous sommes limités par la capacité d'investissement de l’entreprise, ses exigences de formation, ses choix technologiques et ses préoccupations de sécurité. Dans notre vie à l’extérieur du travail, nous surfons avec nos navigateurs et interfaces préférés, nous utilisons Google pour effectuer des recherches, nous partageons des photos sur Flickr et des vidéos sur YouTube, nous mettons des gens dans des Cercles sur Google+, nous avons des amis sur Facebook, nous avons des contacts sur LinkedIn et nous suivons l'information sur Twitter. Mais dans notre vie professionnelle, les mêmes options ne nous sont pas données. L'accès nous est refusé lorsque nous installons certains logiciels (et même des mises à jour) ou visitons certains sites.

Les organisations devraient reconsidérer ces restrictions et de les comparer aux opportunités présentées. C'est économiquement absurde de ne pas accepter de telles pratiques dans le milieu de travail en se basant sur le fait que nous avons acquis de tels outils pour échanger, partager, discuter, socialiser, de recherche, jouer, apprendre ou acheter. Alors pourquoi ne pouvons-nous regarder le profil de notre collègue ou rechercher une publication ou un document aussi facilement au bureau comme nous le ferions à la maison?

Une nouvelle fracture numérique pourrait survenir entre les utilisateurs «professionnels» et «personnel». Pour la première fois de la (courte) histoire du numérique, les véritables innovations proviennent d'une utilisation personnelle. Combien d'entre vous gérez votre agenda sur votre téléphone parce que c'est plus pratique, sans aucun moyen de le synchroniser avec votre ordinateur de bureau? Combien utilisez les services d'échange de fichiers tels que Dropbox à des fins professionnelles parce que votre compagnie limite la taille des fichiers à échanger?

C'est maintenant aux entreprises de trouver des façons novatrices de gérer l'utilisation «personnelle» des dispositifs en entreprise. C'est une situation gagnant-gagnant. 

17 juillet 2011

Mes liens de la semaine

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15 juillet 2011

Athlètes et médias sociaux


Le CIO a adopté des règles encourageant l’utilisation des média sociaux par les athlètes participant aux Jeux olympiques de Londres l’an prochain (document PDF). Quelques encadrements sont tout de même imposés dont:

  • une restriction quant à l’utilisation de médias sociaux à des fins commerciales: la promotion de marques, de produits et de services est spécifiquement interdite;
  • les athlètes devraient s’exprimer au «je» et non comme un tiers/journaliste;
  • les athlètes et autres personnes accréditées ne peuvent pas produire des vidéos ou des capsules audio des événements sportifs;
  • les athlètes ne doivent pas commenter les performances des autres athlètes (négativement, s’entend);
  • des images ou des mots vulgaires ou obscènes sont proscrits.
J’aime beaucoup la philosophie qui sous-tend cette façon de faire: on traite les athlètes comme des adultes et on les encourage à s’exprimer. Et le CIO prend ses responsabilités à l’endroit des organisateurs des jeux, de leurs commanditaires et de leurs partenaires en télédiffusion.

Qu’en est-il dans les autres sports? La NFL, la NBA et la LNH n’ont pas de règles écrites sur l’utilisation des médias sociaux.

La NFL proscrit l’utilisation des médias sociaux pendant la période qui commence 90 minutes avant un match et se termine avec la fin de la période d’entrevues post-match depuis 2009 mais est silencieuse pour le reste et notamment sur le contenu. Certains clubs vont plus loin.

La NBA interdit l’utilisation des appareils permettant d’accéder aux médias sociaux à partir de 45 minutes avant un match jusqu’à l’ouverture des portes des vestiaires suite aux entrevues avec les médias traditionnels.

La LNH est en réflexion (depuis plus de 2 ans!) même si plus de 80 joueurs ont des comptes Twitter.

Comparons ça avec la UFC. Dana White donne énormément de crédit aux médias sociaux dans la croissance de l’organisation. Le message qu’il a lancé à ses athlètes:  “I want you to Twitter your asses off”. Est-ce assez clair?

La UFC est allée encore plus loin ce printemps en annonçant un budget de 240 000 $ en bonus à être versé à ses athlètes qui utilisent Twitter. Si je n’aime pas tellement la façon dont ces bonus seront attribués, je ne peux qu’applaudir au fait qu’on les encourage à tisser des liens plus forts entre les athlètes et les fans.

10 juillet 2011

Mes liens de la semaine

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3 juillet 2011

Mes liens de la semaine

29 juin 2011

Google+, un «wrap-up»

Voici une multitude de liens, puis mon opinion.

Les liens:
  • Google veut rendre les échanges entre individus et groupes moins rigides, plus nuancés et plus conformables pour les usagers: la présentation que fait Google de Google+.
  • Mashable publie un premier article avec plusieurs images de quoi Google+ a l'air. Leur conclusion: We’re going to publish more of our thoughts on Google’s new social network in the next few hours, but we will say this: Google no longer gets a free pass in social. It must prove that it can draw users and keep them engaged in a way that doesn’t replicate Facebook or Twitter’s functionality.
  • Pour TechCrunch, Google+ sounds and looks great. Ce que j'ai trouvé le plus intéressant dans l'article, c'est le passage où on paraphrase Vic Gundotra et Bradley Horowitz pour dire que  Google+ est plus qu'un média social mais bien une extension de Google. C'est ainsi que le nom Google+ aurait été choisi.
  • Selon SearchEngineLand, this is a much better and more thoughtfully designed product than Buzz. Heureusement!
  • De loin l'article le plus fouillé est celui de Wired. Le journaliste a passé un an à accompagner l'équipe de conception. Gundotra lui avouait déjà en août 2010 que le pari que faisait Google avec Google+ était essentiellement un «quitte ou double».
  • Pour ReadWriteWeb, la valeur ajoutée #1 de Google+, c'est la gestion des niveaux de vie privée. Effectivement, ni Facebook ni Twitter ne me laissent assez de marge de manoeuvre quand vient le temps de partager de l'information. Je sais très bien que certaines choses intéressent certaines personnes mais que rien n'intéresse tout le monde également. 
Mon opinion:
  • Les «cercles» sont une avancée importante: je peux ainsi trier les gens beaucoup plus aisément et plus finement. Ce n'est pas vrais que tous mes «amis» Facebook sont égaux (en fait, plusieurs me sont complètement inconnus). 
  • La fonction des «déclics» pourrait aussi être intéressante: on sait que Google sait nous recommander des sujets qui nous intéressent. Une capacité que n'a pas (ou peu) Facebook. 
  • L'intégration (à venir) entre GMail, Google Reader et Google+ (notamment) me semble très prometteuse. 
  • Google fait un pivot important. Alors que jusqu'à présent, l'entreprise se faisait forte--avec ses alogorythmes--de trier et de répertorier tout ce qui se publie sur le web, aujourd'hui on reconnaît l'apport des individus et de leurs contacts. Je pense que je vais appeler ça la socialisation de la gestion de l'information.
  • Google devra faire preuve d'un peu de patience. Je me souviens très bien qu'il n'y a pas si longtemps, les gens se disaient À quoi ça sert Facebook? ou encore, plus récemment, À quoi sert Twitter? J'ai l'impression que les gens vont se poser la même question au sujet de Google+.


    Source de la BD: http://xkcd.com/918/

    26 juin 2011

    Mes liens de la semaine

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    21 juin 2011

    Les 20 meilleures terrasses de Montréal

    Voici la liste des 20 meilleures terrasses de Montréal telles qu'identifiées par Marie-Claude Lortie et Robert Beauchemin dans La Presse de samedi (en fait, il y en a seulement 18, parce que deux ont été identifiées par les deux journalistes!)

    Comme je suis souvent à la recherche d'un endroit, et qu'on me demande régulièrement des recommandations, je me suis dit que je les mettrais ici. Une fois n'est pas coutume. La programmation régulière de nouvelles et de commentaires sur les médias sociaux reprendra sous peu.

    Selon Marie-Claude Lortie
    • Toqué!, 900, place Jean-Paul-Riopelle, 514-499-2084
    • Le Château Ramezay - Club Chasse et Pêche, 280, rue Notre-Dame Ouest, 514-861-1122
    • Icehouse, 51, rue Roy Est, 514-439-6691
    • Joe Beef, 2491, rue Notre-Dame Ouest, 514-935-6504
    • Leméac, 1045, av. Laurier Ouest, 514-270-0999
    • Au Cinquième Péché, 4475, rue Saint-Denis, 514-286-0123
    • Daylight Factory, 1030, rue Saint-Alexandre, 514-871-4774.
    • Monkland Tavern, 5555, av. de Monkland, 514-486-5768
    • Renoir, 1155, rue Sherbrooke Ouest, 514-285-9000
    • Tasso, 3829, rue Saint-Denis, 514-842-0867

    Selon Robert Beauchemin:

    • Toqué!, 900, place Jean-Paul Riopelle, 514-499-2084
    • Café Daylight Factory, 1030, rue Saint-Alexandre, 514-871-4774
    • F Bar, 1485, rue Jeanne-Mance (sur la place des Festivals), 514-289-4558
    • La terrasse Nelligan, 106, rue Saint-Paul Ouest, 514-788-4021
    • Le Local, 740, rue William, 514-397-7737
    • Bar à vin Accords, 212 rue Notre-Dame Ouest, 514.282.2020
    • SkyPub, 1474, rue Sainte-Catherine Est, 514-529-8989
    • La terrasse Magnétic, 1430, rue de la Montagne, 514-288-5656
    • Le Khyber Pass, 506, av. Duluth Est, 514-844-7131
    • Koko, 10, rue Sherbrooke Est, 514-657-5656

    20 juin 2011

    Les codes QR

    Mitch Joel a essentiellement écrit ce que je pense des codes QR dans son billet de la semaine dernière:

    Mobile Marketing professionals are very excited about QR codes and their marketing prowess. I'm a little less excited.


    In theory, QR Codes sound awesome.

    mais...

    Mobile - in and of itself - is a unique experience, so if you can't take the time to creatively think about how a QR code component to your campaign can really be something special for those who walk the extra mile with your brand - especially taking into account where they are when they access it - you may as well drop it from your marketing mix.
    Le code QR (QR code en anglais, pour Quick Response) est un code à barres en deux dimensions tel que celui que vous voyez ici à droite. Celui-ci représente mon vCard.  Un lecteur de code QR, sur votre téléphone intelligent par exemple, vous permet de lire le code QR. Celui-ci peut représenter toutes sortes de données.

    Mais si vous mettez un code code QR dans vos outils de communications, pourriez-vous (s'il-vous-plaît!) faire en sorte que l'information que vous me transmettiez me soit utile dans le contexte de l'outil que j'utilise pour le lire et dans un contexte de mobilité? Merci d'avance.

    And Mitch, thanks!

    «Introduction aux médias sociaux» pour le comité des communicateurs de la MRC de Roussillon

    La semaine dernière, j'ai fait une présentation intitulée «Introduction aux médias sociaux» au comité des communicateurs de la MRC de Rousillon. La voici, tel que promis. Les questions et les commentaires sont bienvenus.

    19 juin 2011

    Mes liens de la semaine

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    14 juin 2011

    Les médias sociaux et les relations publiques


    J’ai souvent dit que les médias sociaux sont dans l’ADN des gens de relations publiques. Plus que dans celui des gens de marketing, de publicité ou de web.

    Pourquoi? Parce que les gens de relations publiques sont habitués aux situations complexes, qui évoluent rapidement, qui ont de nombreux groupes-cibles et où ces groupes-cibles réagissent aux messages qui leur sont destinés.

    Richard Edelman, le président de la firme de relations publiques du même nom, en parlait récemment à la conférence de la Public Relations Society of America. Voici ce qu’il en pense, tiré du billet de blogue qu’il a publié il y a quelques jours:
    (…)Public Relations has a Complexity Advantage. Today we live in a global stakeholder society that operates with diminished trust, multiple media channels and a dispersion of authority. The “talk-at” one-way approach of advertising is useful but not sufficient. PR is a means of establishing a discussion among interested parties on complicated topics, from nuclear energy’s future to obesity for food companies to permission to build a new high speed train on the West Coast of the U.S. We have the advantage of engaging and mobilizing experts, interacting with media - which is the most important source and amplifier of quality information--and facilitating reviews and input from people through direct experience with brands.

     

    12 juin 2011

    Mes liens de la semaine

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    10 juin 2011

    Internet mobile, maintenant «mainstream»?

    C’est que l’on peut conclure quand la pénétration des appareils mobiles utilisés pour accéder à Internet atteint presque 40% aux États-Unis.

    C’est, plus précisément, 38% des domiciles américains (approximativement 45 millions de domiciles) qui détiennent au moins un appareil du genre téléphone intelligent, tablette (iPad) ou iPod Touch. C’est une augmentation de 15% (passant de 33% à 38% de pénétration) au cours de la dernière année.

    Et, dans certaines catégories, c’est au dessus de 50% :
    • les familles dont au moins un membre est agé entre 18 et 49 ans;
    • les familles avec un enfant de moins de 18 ans et;
    • les familles dont le revenu est de plus de 50 000 $.

    Knowledge Networks, qui a publié l’étude 2011 Ownership and Trend Report, affirme:

    This technology puts the world of media - video, audio, gaming, and text-based - in consumers' pockets, almost everywhere they go; its adoption is therefore providing a host of new opportunities for brand interactions.

    Est-ce que vos stratégies prennent en compte ces informations?

      

    6 juin 2011

    Les budgets attribués aux médias sociaux continueront de croître


    MarketingSherpa vient de rendre public un tableau qui illustre les intentions en ce qui a trait aux budgets attribués aux médias sociaux. C'est assez clair.

    Quelques 68% des entreprises sondées prévoient augmenter leurs budgets.

    Les entreprises qui ont une clientèle d'entreprises (B2B) semblent être plus conservatrices que leurs vis-à-vis qui vendent directement à des particuliers (B2C).

    Les commerces de détails sont ceux qui sont le plus tentés par les médias sociaux, vraisemblablement parce que ceux-ci peuvent être utilisés pour interagirr avec les consommateurs à toutes le étapes du processus d'achat. Sans compter que plusieurs entreprises de détail comptent sur les médias sociaux pour effectuer une partie de leur service après-vente.

    5 juin 2011

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