9 septembre 2011

Le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, boude

En effet, l’arrondissement veut faire chanter la Ville-centre en refusant de transmettre son budget 2012 à la Ville de Montréal.

La situation est un peu complexe : il faut que comprendre que dans la procédure de confection du budget de la Ville, celle-ci octroie une «dotation» aux arrondissements ainsi qu’une «cible de revenus». C’est à partir de la somme de ces deux montants que l’arrondissement produit son budget. Une fois le budget d’arrondissement complété, celui-ci est «transmis» à la Ville qui, elle, met en commun les budgets de tous les arrondissements (et des services centraux) pour les faire adopter par le conseil municipal.

Mais voilà, Luc Ferrandez décide de retenir son budget.

Pourquoi? Parce que les revenus (issus de la hausse des tarifs et du nombre) des parcomètres est inférieure à ce qui avait été prévu. L’arrondissement recevra 1,88 M$ plutôt que 2,849 M$.

Pourquoi? Parce que les parcomètres sont moins utilisés qu’ils ne l’étaient.

Pourquoi? Parce que l’administration de l’arrondissement fait tout en son pouvoir pour que les gens n’y viennent pas en «char»! Il me semble qu’ils devraient être contents (idéologiquement parlant) de la diminution 12,6% de l’utilisation des parcomètres, non? Lorsque des décisions anti-automobilistes sont prises, comment pensez-vous que les automobilistes vont réagir? En venant plus souvent?

En plus, le maire Ferrandez renie sa parole

Rappelons que c’est une première que la Ville-centre octroie à l’arrondissement les revenus issus de la hausse des tarifs et du nombre des parcomètres. En effet, c’est là un gain qui a été fait par notre arrondissement grâce à la ténacité des commerçants qui en ont fait la demande à la Ville-centre l’automne dernier.

De plus, la Ville s’est engagée à contribuer à la vitalité économique des rues commerciales en versant les nouveaux revenus générés par la hausse des tarifs des parcomètres du réseau artériel de l'arrondissement dans un «Fonds de dynamisation des rues commerciales».

La contrepartie de ce «deal», c’était que l’administration Ferrandez s’engageait à ce qu’il n’y ait pas de taxe spéciale. L’arrondissement s’y engageait en toutes lettres dans un communiqué émis le 3 décembre 2010:
Grâce à cette entente intervenue, l’arrondissement n’aura pas recours à une taxe locale.
Il me semble que c’est clair, non?

Si on récapitule…

  • L’arrondissement menace, à l’automne 2010, de hausser l’es heures d’application, les tarifs et le nombre de parcomètres. 
  • La Ville-centre fait une exception pour le Plateau à la demande des commerçants locaux qui craignent que les gens cessent de venir dans le Plateau en auto. 
  • Les gens cessent de venir en auto. 
  • Au lieu de s’en réjouir, Luc Ferrandez boude, demande encore plus d’argent à la Vile-centre et menace (encore une fois!) d’imposer une taxe locale.

C’est quand l’élection encore?

P.-S. Pour être totalement transparent, je ne suis pas affilié à aucun parti politique, ni à aucun groupe d’intérêt, quel qu’il soit.

Pour ceux et celles qui se posent la question à savoir pour qui je «travaille» quand je commente l’actualité politique du Plateau-Mont-Royal, la réponse c’est «personne». Ou plutôt, c’est «pour ceux et celles qui sont inquiets et préoccupés par la façon dont les choses se déroulent depuis deux ans».

C’est clair?
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